Chine/Canada

Mobilisation autour de citoyens canadiens emprisonnés en Chine

Michael Kovrig (g.) et Michael Spavor (dr.).
Michael Kovrig (g.) et Michael Spavor (dr.). Montage Avec photos AFP

Plus d'une centaine de diplomates et chercheurs d’un peu partout dans le monde demandent au président chinois Xi Jinping de libérer Michael Kovrig et Michael Spavor, l’ex-diplomate et le consultant emprisonnés depuis le 10 décembre car soupçonnés d’espionnage.

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Grâce à leur travail, Michael Kovrig et Michael Spavor amélioraient la compréhension de la Chine à l’étranger. Ce que leur arrestation nous dit, souligne la lettre envoyée à Xi Jinping, c’est que « ce type de travail constructif n’est pas le bienvenu en Chine, et peut-être même risqué ». Le message envoyé par ces 143 chercheurs et anciens diplomates venus de 19 pays est clair : «Nous allons redoubler de prudence lors de nos voyages en Chine. Il y aura donc moins de dialogue, moins de compréhension». Pékin aura donc plus de difficulté à trouver des terrains d’entente avec le reste du monde en cas de différends. 

Parmi les signataires de la lettre, six anciens ambassadeurs du Canada en Chine, deux anciens ambassadeurs des États-Unis en Chine, ainsi que Chris Patten, le denier gouverneur britannique de Hong Kong. Justin Trudeau, le Premier ministre canadien s’est félicité de ces nouveaux soutiens. Pékin dénonce de son côté « un manque de respect pour la souveraineté judiciaire de la Chine et l'État de droit le plus élémentaire ».

L’arrestation de Michael Kovrig et Michael Spavor est largement perçue en Occident comme une mesure de rétorsion contre Ottawa, qui a arrêté début décembre la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, à la demande des États-Unis.

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