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Inde / Vatican

Viols de religieuses: en Inde, un évêque mis en examen toujours en poste

Manifestation pour réclamer l'arrestation de l'évêque accusé d'avoir violé une religieuse, à Jalandhar, en Inde, le 12 septembre 2018.
Manifestation pour réclamer l'arrestation de l'évêque accusé d'avoir violé une religieuse, à Jalandhar, en Inde, le 12 septembre 2018. SHAMMI MEHRA / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Dans l’avion qui le ramenait des Emirats Arabes Unis, le pape a confié mardi 5 février qu’il avait suspendu ou renvoyé des prêtres qui avaient agressé sexuellement des religieuses. Mais en Inde, un évêque mis en examen pour avoir violé une sœur est toujours en poste.

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La religieuse du Kerala affirme avoir été violée 13 fois entre 2014 et 2016 par l’évêque en charge de sa congrégation. La femme de 44 ans, appartenant aux Missionnaires de Jésus, a d'abord cherché à alerter ses supérieurs. Elle a même envoyé quatre lettres aux autorités vaticanes, dont une directement au pape Francois, dans laquelle elle a décrit l’évêque comme un prédateur. Mais elle n’a reçu aucun soutien.

C’est alors qu’elle a déposé plainte auprès de la police, rapporte notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis. Mais là encore, les autorités indiennes sont restées passives. Ce n’est qu'après une grève de la faim menée avec d’autres religieuses que l’évêque a été interrogé et mis en examen en septembre dernier. Il a toutefois été libéré sous caution.

Depuis, les cinq religieuses qui soutiennent la victime ont été réprimandées pour leur indiscipline et transférées hors du Kerala, ce qu’elles contestent parce que cela les empêchera de témoigner. La congrégation des Missionnaires de Jésus dit avoir réalisé une enquête interne qui blanchirait leur évêque. L'intéressé, lui, dément les faits et accuse la religieuse de comploter contre l’Eglise catholique.

Dans l'avion qui le ramenait de son voyage aux Emirats Arabes Unis, mardi 5 février, le pape François a reconnu devant la presse que des prêtres et des évêques avaient agressé sexuellement des religieuses. « Cela fait longtemps que nous travaillons sur le dossier », a-t-il affirmé.

En novembre dernier, l'Union des supérieures majeures qui regroupe toutes les congrégations féminines du monde avait explicitement demandé aux religieuses de rompre avec la culture du secret pour dénoncer civilement les clercs qui auraient abusé d'elles.

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