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Corée du Nord / Nucléaire

La Corée du Nord ne renoncera jamais à ses armes nucléaires, selon Thae Yong-ho

L'ancien numéro deux de l'ambassade de Corée du Nord à Londres, Thae Yong-ho, à Séoul, le 25 janvier 2017.
L'ancien numéro deux de l'ambassade de Corée du Nord à Londres, Thae Yong-ho, à Séoul, le 25 janvier 2017. REUTERS/Ed Jones/File Pool
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La Corée du Nord pourrait accepter des mesures partielles de dénucléarisation, mais ne renoncera jamais véritablement à son arsenal nucléaire : c’est l’avertissement lancé aujourd’hui depuis Séoul par Thae Yong-ho, un ancien diplomate nord-coréen qui a fui le régime et qui est passé en Corée du Sud en 2016. Cet avertissement survient une semaine exactement avant le début du sommet au Vietnam entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président américain Donald Trump. Un sommet qui aura justement pour principal objectif le démantèlement nucléaire de Pyongyang.

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Avec notre correspondant à Séoul,  Frédéric Ojardias

Kim Jong-un aura toujours besoin de la bombe nucléaire pour maintenir son régime et pour compenser la faiblesse relative de ses armements conventionnels, a martelé devant la presse à Séoul Thae Yong-ho, l’ancien numéro 2 de l’ambassade nord-coréenne à Londres.

« La Corée du Nord ne renoncera jamais à ses armes nucléaires tant que Kim Jong-un sera au pouvoir, même si on lui offre des milliards de dollars. Ce que Kim Jong-un attend du sommet de Hanoï, c’est le début d’un allégement des sanctions. Il pourrait accepter en échange de renoncer à au moins quelques installations nucléaires anciennes [comme à Yongbyon et Pungye-ri]. La Corée du Nord avait déjà accepté d’y renoncer lors des pourparlers à six pays en 2005. C’est comme si elle revendait une très vieille voiture bonne à jeter et qui a juste été repeinte. »

Le régime pourrait aussi démanteler quelques missiles intercontinentaux tout en en cachant d’autres, ajoute Thae Yong-ho.

A Séoul, les partisans du dialogue avec Pyongyang lui rétorquent qu’un démantèlement même partiel vaut mieux que rien du tout, et qu’un accord peut permettre de maintenir sous contrôle la menace nucléaire nord-coréenne.

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