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Chine

Salon de l'emploi à Pékin: une jeunesse chinoise qui croit en l’avenir

Le célèbre fondateur du groupe chinois Alibaba, Jack Ma, sur les écrans du gala Global Shopping Festival de Shanghai, en novembre 2018.
Le célèbre fondateur du groupe chinois Alibaba, Jack Ma, sur les écrans du gala Global Shopping Festival de Shanghai, en novembre 2018. STR / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Alibaba ne licenciera pas en 2019. Le président du géant chinois du commerce en ligne vient d’en faire la promesse vendredi 22 février, alors que la croissance de la deuxième économie du monde ralentit. Reportage au Salon de l’emploi qui a ouvert ses portes ce week-end à Pékin.

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Avec notre correspondant à Pékin,  Stéphane Lagarde

« Le salon du recrutement, c’est tout droit, bâtiment 3 », hurlent les mégaphones à l’entrée du pavillon de l’agriculture à Pékin.

Accompagnée de sa maman et d’une grosse valise à roulettes, cette étudiante en comptabilité venue de Qingdao, sur la côte est de la Chine, espère trouver un poste dans le secteur financier.

« A Pékin bien sûr, tout est plus cher, mais on a plus d’opportunités, nous explique-t-elle. Dans mon domaine, il faut compter environ six mois pour trouver un emploi. »

Grosse musique, écrans plats ou encore affiches rouges à caractères blancs (en chinois, « women xu yao ni » et en anglais « we need you », « nous avons besoin de vous »), les entreprises de ce premier salon de l’emploi de l’année font tout pour attirer les jeunes diplômés.

Certains d'entre eux sont parfois inquiets, comme Wu Tongpo, en deuxième année à l’Université de génie civil et d’architecture de Pékin.

« Pour trouver un travail, dit-il, tout dépend de votre spécialité. Dans mon cursus, ceux qui sont en urbanisme ou en assainissement des eaux ont des difficultés. En génie civil ça va, on peut devenir ingénieur ou chef de chantier. »

Quelque 6 000 yuans, près de 800 euros mensuels pour un premier salaire de comptable ; 2 000 yuans (260 euros) pour un cuisinier ; 3 000 (près de 400 euros) pour un gardien de Parking ; 15 000 yuans (environ 2 000 euros) pour un ingénieur... Les salaires augmentent chaque année en Chine.

Problème, le coût de la vie aussi. « Je veux changer de travail pour gagner plus, bien sûr, confie tout sourire Qiu Yuebeng, 34 ans. Ce n’est pas facile, l’économie chinoise n’est pas en forme. Mais on reste devant les Etats-Unis, la Corée ou le Japon. Ce n’est pas qu’on ne trouve pas de boulot, c’est qu’on cherche un travail mieux rémunéré. »

Une jeunesse chinoise qui croit en l’avenir, malgré les nuages qui s’amoncellent, notamment dans le secteur des nouvelles technologies. Si Alibaba promet des emplois, l'autre géant du e-commerce, JD.com, comme le « Uber chinois » Diddi Kuaidi, licencient.

► À relire : Le fondateur d'Alibaba renonce à créer 1 million d'emplois aux Etats-Unis

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