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Inde / Pakistan

Le Pakistan promet de libérer le pilote indien en un «geste de paix»

Manifestation à Calcutta, jeudi 28 février 2019, pour le libération du pilote de l'Indian Air Force capturé par le Pakistan.
Manifestation à Calcutta, jeudi 28 février 2019, pour le libération du pilote de l'Indian Air Force capturé par le Pakistan. REUTERS/Rupak De Chowdhuri
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Un pilote de l'armée de l’air indienne dont l'avion a été abattu mercredi matin est toujours retenu au Pakistan. Islamabad annonce qu'il sera libéré vendredi en un « geste de paix » à l’égard de New Delhi. Ce geste d'ouverture survient après deux journées de dangereuse confrontation militaire entre les deux pays voisins, la communauté internationale craignant que leurs dirigeants ne perdent le contrôle de la situation.

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« En un geste de paix, nous libérerons le pilote indien demain (vendredi) », a déclaré le Premier ministre Imran Khan devant le Parlement, qui l'a chaudement applaudi. Aucun détail n'a filtré dans l'immédiat sur la manière dont serait organisé le retour du pilote dans son pays.

Pour autant « notre désir de désescalade ne devrait pas être interprété comme une faiblesse » par le Premier ministre indien Narendra Modi, a averti Imran Khan, ajoutant toutefois qu'il avait « essayé de (lui) parler » mercredi soir.

« Nous ne devrions même pas penser à la guerre, particulièrement vu la létalité des armes que les deux pays détiennent », a-t-il observé en référence à leur arsenal nucléaire. « J'ai peur des mauvais calculs », a insisté Imran Khan.

L'armée pakistanaise avait affirmé mercredi avoir capturé le lieutenant-colonel Abhinandan Varthaman, après avoir abattu deux avions indiens dans son espace aérien, dont l'un serait tombé au Cachemire indien et l'autre au Cachemire pakistanais. Elle avait publié des images du pilote et assuré l'avoir bien traité.

New Delhi avait de son côté reconnu avoir perdu un Mig-21 dans lesaffrontements et exigé le « retour immédiat et en toute sécurité » de son pilote, devenu entretemps un héros dans son pays.

En Inde même, l'annonce du Premier ministre pakistanais a été saluée comme une victoire diplomatique pour New Delhi, les commentateurs estimant qu'Islamabad avait cédé sous la pression.

L'Inde reste « à un stade accru » de vigilance

Narendra Modi avait auparavant usé d'un ton peu conciliant à l'égard du Pakistan, dénonçant sans le nommer un « ennemi (qui) essaye de déstabiliser l'Inde ». « Face à leur but, chaque Indien devrait faire mur, être solide comme un roc », a lancé le dirigeant nationaliste lors d'une vidéo-conférence.

Le Premier ministre indien briguera au printemps un second mandat et est sous forte pression de l'opinion publique indienne pour se montrer inflexible face au Pakistan. Les appels à la vengeance et aux représailles se sont multipliés en Inde depuis l'attentat-suicide qui a coûté la vie à plus de 40 paramilitaires au Cachemire indien le 14 février et qui avait été revendiqué par un groupe islamiste basé au Pakistan, le Jaish-e-Mohammed (JeM).

Malgré la libération annoncée du pilote indien, New Delhi reste « à un stade accru » de vigilance face au Pakistan a déclaré jeudi l'armée indienne. « Nous sommes pleinement préparés et à un stade accru de réactivité pour répondre à toute provocation du Pakistan », a déclaré le général de division Surendra Singh Mahal, au cours d'une conférence de presse à New Delhi de hauts officiers des trois corps de l'armée indienne.

Le Pakistan en état d'« alerte »

Côté pakistanais, l'atmosphère demeure également tendue. La sécurité a été renforcée et les hôpitaux mis en état d'« alerte » pour être prêts à toute éventualité, a indiqué le Premier ministre.

L'espace aérien, fermé la veille « jusqu'à nouvel ordre » en raison des tensions, n'avait toujours pas rouvert jeudi, provoquant l'annulation de dizaines de vols dans le pays. Des milliers de vacanciers se sont également retrouvés bloqués à l'aéroport de Bangkok pour les mêmes raisons.

Au Cachemire, l'armée pakistanaise a indiqué être en état d'« alerte élevée pour contrecarrer toute agression indienne » le long de la Ligne de contrôle (LoC) qui sert de frontière de facto.

(Avec Afp)

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