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Japon

HRW demande au Japon de cesser les stérilisations forcées des transgenres

Au Japon, les personnes transgenres qui veulent faire enregistrer juridiquement leur changement de genre ne doivent pas avoir d'organes reproductifs, ou alors ceux-ci doivent avoir perdu leur fonction.
Au Japon, les personnes transgenres qui veulent faire enregistrer juridiquement leur changement de genre ne doivent pas avoir d'organes reproductifs, ou alors ceux-ci doivent avoir perdu leur fonction. D. Alpoge/RFI
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L'ONG Human Rights Watch (HRW) lance un appel aux autorités japonaises pour faire cesser l'obligation de stérilisation chirurgicale des personnes trangenres. Une loi de 2004 stipule en effet que ceux qui souhaitent changer de sexe et faire reconnaître légalement leur nouvelle identité doivent se voir retirer leurs organes reproductifs ou tout du moins leur fonction reproductive.

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Dans un rapport de 84 pages, l'ONG de défense des droits humains Human Rights Watch interpelle le Japon sur l'obligation qu'ont les personnes transgenres de se faire stériliser pour voir leur changement de sexe être officialisé juridiquement, conformément à un texte entré en vigueur il y a 15 ans.  « Il s'agit de procédés rétrogrades et nuisibles », basés sur « une notion dépassée et péjorative selon laquelle l'identité transgenre n'est rien d'autre qu'une maladie mentale », estime HRW

Cette loi japonaise stipule en effet qu'une personne transgenre ne peut modifier son état civil que si elle remplit certaines conditions, dont celles d'être célibataire, de ne pas avoir d'enfant de moins de 20 ans et de ne pas avoir la capacité de procréer.   HRW voit dans cette règle, qui oblige à « des interventions médicales longues, coûteuses, envahissantes et irréversibles », « une violation des obligations du Japon en matière de droits humains, ainsi que des normes médicales internationales ».

Fin janvier, la Cour suprême avait estimé que les personnes transgenres devaient se faire stériliser, puisque la loi de 2004 respectait bien la Constitution mais avait admis que des « doutes » existaient sur le fait qu'elle reflète encore les transformations de la société. Rendue publique, cette décision répondait à l’appel déposé par une personne trangenre souhaitant modifier ses documents officiels.

(Avec AFP)

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