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Chine

Taïwan: deux chasseurs de l’armée chinoise franchissent la ligne médiane

En 2011 déjà, un avion de combat chinois avait franchi la ligne de démarcation entre Taïwan et la Chine continentale. (Image d'illustration)
En 2011 déjà, un avion de combat chinois avait franchi la ligne de démarcation entre Taïwan et la Chine continentale. (Image d'illustration) Reuters/Alex Lee
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Un acte « téméraire et provocateur ». Taipei a ainsi qualifié le franchissement, dimanche 31 mars, par deux chasseurs de l’armée de l’Air chinoise de la ligne qui sépare la Chine continentale de l’île de Taïwan dimanche. Une incursion dans un contexte de reprise des tensions dans le détroit de Formose.

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Avec notre correspondant à Pékin,  Stéphane Lagarde

L’incursion a duré une dizaine de minutes, selon les médias à Taipei . Malgré un contact visuel avec la chasse taïwanaise, les deux chasseurs J-11 de l’Armée populaire de libération auraient continué de survoler la zone après avoir franchi dimanche la ligne médiane marquant tacitement la frontière entre Taïwan et le continent. Pour la diplomatie taïwanaise, il s’agit donc d’une « action intentionnelle […] dommageable pour le statu quo entre les deux pays. »

Le dernier incident de ce genre remonte à 2011. Il avait été qualifié « d’erreur de trajectoire » par les deux parties. En mai 2018, un autre appareil de l’armée de l’Air chinoise avait, lui aussi, pointé son cockpit au-dessus du point de démarcation, mais il s’agissait d’un avion-cargo. « Hasard ou retour à la normale ? », feint de s’interroger ce lundi matin le Huanqio Shibao dans sa version chinoise. Le quotidien nationaliste expliquant que la « ligne médiane » du détroit de Formose n’a jamais été reconnue officiellement par la Chine, qui considère Taïwan comme une partie de son territoire.

Les commentaires patriotiques se succèdent sous l’article : « Je ne comprends pas cette histoire de ligne, écrit un internaute chinois. La prochaine fois, il faudra envoyer nos avions au-dessus de Taipei. » « De manière à répondre aux provocations des indépendantistes taïwanais, l’Armée populaire de libération a sorti son épée », affirme pour sa part Zhan Hao, « expert indépendant » cité par la plate-forme Sina. Et de poursuivre : si les autorités de Taipei continuent d’ignorer les mises en garde de la Chine, « ils devront faire face à la bouche des canons. »

Ce nouveau bras de fer intervient dans un climat de pressions diplomatiques et militaires accrues à l’approche de l'élection présidentielle taïwanaise du début de l’année prochaine. Fin janvier, la marine chinoise a renforcé ses patrouilles suite au passage qualifié de « routine » par Washington de deux navires de guerre américains dans le détroit. Et la brève visite, suivie par un discours de la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen à Hawaï la semaine dernière, a entraîné une protestation officielle du régime communiste.

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