Accéder au contenu principal
Chine

La Chine immatricule les livreurs pour renforcer la sécurité routière

Un livreur chinois à Shenzhen.
Un livreur chinois à Shenzhen. WANG Zhao / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Depuis le lundi 1er avril, le port d’une chasuble jaune ou bleue aux bandes réfléchissantes et d’un matricule est obligatoire pour les livreurs de Shanghai. Une mesure de sécurité routière qui doit être étendue aux autres mégalopoles chinoises.

Publicité

Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Dix-huit mille livreurs numérotés, enregistrés auprès de la police et facilement repérables à leurs gilets fluorescents jaunes ou bleus… Les infractions au code sont désormais traçables. Le système mis en place à Shanghai doit servir de test pour les autres provinces.

Devant un restaurant d’une chaîne américaine de fast-food à Pékin, Liu Hongsheng attend les commandes. Le nouveau règlement est incompatible avec le métier, dit-il. « C’est pas bon pour nous. Si on doit respecter le code de la route, alors on ne peut plus être livreurs. »

« Cette rue, par exemple, regardez ! À cause de la rambarde au milieu, je suis obligé de rouler en sens inverse ! En cas de retard, les clients sont mécontents. Je gagne un peu plus de 8 yuans (1 euro) par commande. Si on me met une mauvaise note, j'en perds la moitié. »

Des livreurs qui se battent contre le temps, toujours sous pression et qui seront désormais sanctionnés en cas d’écart devant les caméras de surveillance. Celles et ceux qui ne portent pas la chasuble numérotée à Shanghai se verront retirer 12 points de permis.

Venue à Pékin depuis sa province du Shanxi, cette mère de famille fait des livraisons sur son scooter depuis trois ans. « Il y a du bon et du moins bon dans ce règlement, dit-elle. D’un côté, nous gagnons du temps en grillant les feux rouges, et donc c’est pas bon pour nous. D’un autre côté, c’est aussi un règlement qui est destiné à renforcer notre propre sécurité. Mais bon, de toute façon, dans deux ans, mon scooter sera interdit à Pékin. »

Immatriculation obligatoire à Pékin, à Shenzhen ; ce sont les triporteurs qui devraient disparaître d'ici au 31 mars 2021. Selon la préfecture de police, les pousse-pousse électriques des livreurs de la ville seraient responsables de plus de 20% des accidents ces trois dernières années.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.