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Indonésie

Présidentielle en Indonésie: Joko Widodo donné gagnant par les sondages

Le président indonésien sortant Joko Widodo (à g.) et son colistier Ma'ruf Amin à Jakarta, le 17 avril 2019.
Le président indonésien sortant Joko Widodo (à g.) et son colistier Ma'ruf Amin à Jakarta, le 17 avril 2019. REUTERS/Edgar Su
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Indonésie, les premiers sondages à la sortie des urnes donnent le président sortant Joko Widodo largement en tête de la présidentielle avec au moins 55% des voix face à son rival Prabowo Subianto. Les résultats officiels définitifs seront connus la semaine prochaine mais les sondages réalisés juste après le vote ont prouvé leur fiabilité aux dernières élections. Quels seront les enjeux, les défis du nouveau mandat ?

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Si les résultats officiels ne sont pas attendus avant le mois de mai, les estimations réalisées par trois instituts de sondage après dépouillement de plus de 80% des bulletins, accordaient une avance d'une dizaine de points au président sortant.

Le premier défi de celui que les Indonésiens surnomment « Jokowi » sera la lutte contre les inégalités. Le président a promis de continuer de développer les infrastructures, à la fois pour améliorer la croissance économique et pour désenclaver les îles et les populations défavorisées.

Ses réformes économiques ont parfois négligé les droits des peuples indigènes souvent brutalement expropriés de leurs terres. Par ailleurs, l'Indonésie aura besoin d'investissements étrangers, et la Chine est inévitable. Le TGV chinois, qui reliera Jakarta à Bandung, en est le symbole, et « Jokowi » devra éviter le piège de la dette.

Faire barrage aux menaces islamistes

Par ailleurs, il y a ce défi majeur : apaiser la société indonésienne, faire barrage aux menaces islamistes sur le pluralisme, qui est le maître mot de la Constitution. L'islam n'est pas la religion d'État, même si plus de 87% des Indonésiens sont musulmans. Or, récemment, des groupes islamistes minoritaires, mais très bruyants, ont utilisé une loi anti-blasphème floue et rarement appliquée pour faire tomber leurs adversaires politiques, en particulier le gouverneur de Jakarta, condamné à 20 mois de prison pour blasphème en 2017.

Sous pression,«  Jokowi » a dû cette fois choisir comme colistier un religieux conservateur. Réélu, il devra empêcher que la montée de l'intolérance ne vienne fissurer un pays fondé sur une fragile unité dans la diversité.

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