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Sri Lanka

[Reportage] Sri Lanka: à Colombo, la moindre détonation ravive les peurs

Des policiers sri-lankais inspectent la maison de la famille de l'un des suspects des attentats de dimanche, à Colombo, le 25 avril 2019.
Des policiers sri-lankais inspectent la maison de la famille de l'un des suspects des attentats de dimanche, à Colombo, le 25 avril 2019. REUTERS/Thomas Peter
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Au Sri Lanka, l’enquête se poursuit pour essayer d’identifier les personnes impliquées dans les attentats de dimanche dernier qui ont fait 253 morts, selon un nouveau bilan officiel revu à la baisse. Une douzaine de nouvelles arrestations ont eu lieu et l’armée continue ses opérations de déminage.

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Avec notre envoyé spécial à Colombo, Sébastien Farcis

Une explosion retentit, puis quelques heures plus tard, une autre. Les habitants de Colombo s’affolent, puis essaient de se décontracter. Ce n’était qu’une explosion contrôlée du service de déminage de l’armée. Au moins deux véhicules abandonnés ont été « neutralisés » mercredi de la sorte par des militaires autorisés, agissant sans mandat depuis l’instauration de l’état d’urgence lundi.

À partir de 22h, un calme lunaire s’impose sur le pays : le Sri Lanka a vécu hier sa quatrième nuit de couvre-feu consécutive. Douze nouvelles personnes ont été arrêtées ce mercredi, mais peu d’informations sur leur identité ont filtré.

La ville de Colombo se vide une fois l'heure du couvre-feu arrivée après la série d'attentats meurtriers au Sri Lanka.
La ville de Colombo se vide une fois l'heure du couvre-feu arrivée après la série d'attentats meurtriers au Sri Lanka. AFP PHOTO/ISHARA S. KODIKARA

Les islamistes, un nouvel ennemi pour le pays

Un journaliste affirme cependant avoir rencontré une famille de réfugiés pakistanais dans une de ces cellules, demandant de l’aide, leur carte du HCR à la main. Est-ce que leur faute est simplement d’être des musulmans étrangers ?

Les forces de sécurité affrontent, il est vrai, un nouvel ennemi. Un gradé de l’armée explique ainsi à RFI qu’« avant, quand on se battait contre les Tigres tamouls, on savait où ils étaient et pourquoi ils se battaient. Ces islamistes, eux, veulent juste semer la terreur et disparaître ».

Depuis quatre jours, je n’ai eu aucun client. C’est un gros problème. Et j’ai peur que cela dure six mois ou un an avant que les touristes reviennent.

Le secteur touristique en danger

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