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Kazakhstan

Etre fille de chef d'Etat en Asie centrale, une hérédité souvent bien placée

Dariga Nazarbayeva, présidente du Sénat au Kazakhstan, le 18 avril 2019.
Dariga Nazarbayeva, présidente du Sénat au Kazakhstan, le 18 avril 2019. (Photo by Peter Kovalev\TASS via Getty Images)
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En Asie centrale, les filles des chefs d'Etat font souvent parler d’elles, et ce, depuis une bonne quinzaine d’années, depuis qu’elles sont des acteurs politico-financiers des ex-républiques soviétiques de la région. La fille aînée du désormais ex-président du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev, vient par exemple d’être élue à la tête du Sénat.

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De notre correspondant dans la région,

Mis à part le Kirghizstan, les cinq républiques d'Asie centrale sont des régimes autoritaires, voire dictatoriaux. Le pouvoir y est très personnalisé et plus ou moins concentré dans les mains d’une famille. L’autre facteur, dû au hasard, est que les présidents de la région ont une certaine tendance à avoir des filles, ce qui ne les arrange pas toujours. On a l’impression qu’ils préféreraient avoir des garçons pour mettre en place des successions quasi dynastiques, comme cela s’est passé en Azerbaïdjan, dans le Caucase, où Ilham Aliev a succédé en 2003 à son père Heydar.

Des postes stratégiques

Elles n'occupent pas toujours des postes politiques. Dariga Nazarbaïeva, la fille de l’ancien président du Kazakhstan, qui a quitté le 20 mars dernier le fauteuil qu’il occupait depuis près de 30 ans, a été « élue », si l’on peut dire, présidente du Sénat au lendemain de la démission de son père. Elle ne va pas lui succéder. Mais on peut penser toutefois que cela pourrait arriver, le président du Sénat devenant chef de l’Etat en cas de vacance du poste. Saida Mirzoïoeva, fille du président de l’Ouzbékistan au pouvoir depuis la fin 2016, vient d’être nommée directrice adjointe d’une agence où elle sera chargée de promouvoir l’image du pays à l’étranger.

De redoutables « prédatrices » économiques

Elles ont souvent aussi un rôle dans l’économie, directement ou via leurs maris, celles-ci étant très courtisées évidemment. En Ouzbékistan, Goulnara Karimova, fille de l’ancien chef de l’Etat Islam Karimov, est aujourd’hui en prison. Moins parce qu’elle aurait violé la loi que parce qu’elle a fini par menacer les positions des oligarques et autres hauts-fonctionnaires qui contrôlaient l’économie nationale. On retrouve cela ailleurs dans la région. La fille du président du Tadjikistan, Tahmina Rahmon, a aussi une terrible réputation dans son pays, pour avoir mis la main sur plusieurs centres commerciaux et s’être arrogé des affaires juteuses, comme dans le domaine de l’énergie.

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