Thaïlande / Législatives

Thaïlande: le parti pro-junte devra sceller des alliances pour gouverner

Le Premier ministre thaïlandais Prayuth Chan-ocha pendant la cérémonie de couronnement du roi Rama X, à Bangkok le 5 mai 2019.
Le Premier ministre thaïlandais Prayuth Chan-ocha pendant la cérémonie de couronnement du roi Rama X, à Bangkok le 5 mai 2019. REUTERS/Athit Perawongmetha
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Plus d'un mois après le scrutin, les résultats des législatives en Thaïlande de mars ont été publiés mercredi 8 mai. Le scrutin donne la majorité à l’opposition, mais la junte va se maintenir au pouvoir grâce à la nouvelle Constitution imposée par l’armée, avec l’apparence d’un gouvernement civil.

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En nombre de sièges, les militaires sont loin derrière l'opposition, qui a gagné le vote populaire. Mais il n'y a pas que l'Assemblée nationale qui décide : le Premier ministre est élu par le Congrès, qui réunit les deux chambres du Parlement : le Sénat et l'Assemblée nationale.

Or, depuis 2016, les sénateurs sont nommés par l'armée : ils sont aux ordres du gouvernement. Cela signifie que le jeu politique est faussé et que, sur les 500 parlementaires du Congrès, la moitié est déjà acquise au chef de la junte.

Au bout du compte, il manque 11 voix aux militaires pour verrouiller le paysage et cela devrait se faire sans problèmes. Car plusieurs formations l'ont dit : elles sont prêtes à travailler avec l'armée pour former une coalition.

L'opposition annonce qu'elle va porter plainte contre la Commission électorale, qui a mis plus d'un mois à publier les résultats et qui a tergiversé sur ses méthodes de calcul des suffrages exprimés. À ce stade, aucune manifestation n'est annoncée dans les jours à venir.

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