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Sri Lanka / Religion

Sri Lanka: un mort et des dégâts importants après les violences antimusulmanes

Des soldats sri-lankais patrouillent dans une rue de Hettipola après l'attaque d'une mosquée du village voisin de Kottampitiya, le 14 mai 2019.
Des soldats sri-lankais patrouillent dans une rue de Hettipola après l'attaque d'une mosquée du village voisin de Kottampitiya, le 14 mai 2019. REUTERS/Dinuka Liyanawatte
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Un homme musulman est mort ce mardi matin 14 mai dans les émeutes contre cette communauté qui ont enflammé le nord du Sri Lanka depuis dimanche soir. Les autorités ont imposé un couvre-feu lundi soir sur toute l’île, et celui-ci est même en place pendant la journée dans la région du nord où les affrontements ont eu lieu. RFI a pu interroger le propriétaire d’une grande usine totalement détruite par les assaillants.

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Avec notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis

Il y a un an, Ali Fawney a ouvert une grande usine de confection de pâtes à Gampola, à une centaine de kilomètres au nord de Colombo. Aujourd’hui, il n’en reste plus rien. Tout est parti en flammes, après l’attaque de 200 hommes violents et bien organisés.

« Ils avançaient très rapidement et ont attaqué la mosquée et les commerces tenus par les musulmans, raconte-t-il. Ils savaient très bien où aller. Ils sont arrivés devant mon usine avec deux camions remplis de pneus. Ils ont mis le feu aux pneus et les ont placés sous les machines. Sept de mes employés se trouvaient alors à l’intérieur. Ils étaient effrayés et ont fui par une fenêtre située à 7 mètres de hauteur. Trois se sont blessés en sautant et se trouvent toujours à l’hôpital. » 

Cet homme d’affaires musulman estime avoir perdu 3,5 millions d’euros dans ce saccage. Mais il garde l’espoir que ces extrémistes ne gagneront pas.

« Après les attentats du dimanche de Pâques, beaucoup accusaient tous les musulmans d’être des terroristes. Aujourd’hui, je ne veux pas tomber dans ce même raccourci. Je sais que ce sont des extrémistes singhalais qui essaient de nous diviser. Et cela ne doit pas arriver », ajoute Ali Fawney.

Une dizaine de personnes ont été arrêtées par la police, dont un extrémiste bouddhiste. Les réseaux sociaux sont bloqués et le couvre-feu a été à nouveau imposé ce mardi soir dans tout le pays.

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