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Japon

Japon: Shinzo Abe conciliant pour un accord commercial avec les États-Unis

Le président Donald Trump et le Premier ministre Shinzo Abe, ce dimanche 26 mai 2019 en compagnie de leurs épouses Melania et Akie à Tokyo.
Le président Donald Trump et le Premier ministre Shinzo Abe, ce dimanche 26 mai 2019 en compagnie de leurs épouses Melania et Akie à Tokyo. REUTERS/Jonathan Ernst
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En visite d’État au Japon, Donald Trump poursuit sa politique économique agressive, même à l’encontre du Japon, en le poussant à conclure un accord bilatéral destiné à réduire le déficit commercial des États-Unis avec l'archipel. Tokyo se fait conciliant, espérant ainsi décrocher un accord plus favorable.

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Avec notre correspondant à Tokyo,  Frédéric Charles

Donald Trump et Shinzo Abe ont joué une partie de golf. Le Premier ministre japonais est le chef de gouvernement étranger qui a rencontré le président américain le plus souvent. Ce lundi 27 mai, Donald Trump deviendra le premier chef d’État étranger à rencontrer le nouvel empereur Naruhito.

Mais cette bonne entente entre Donald Trump et Shinzo Abe n’est pas sans limites. Le président américain veut forcer le Japon à conclure un accord commercial bilatéral après avoir accusé l’industrie automobile japonaise et européenne de constituer une menace pour la sécurité des États-Unis. L’essentiel du déficit américain (68 milliards de dollars) avec le Japon est dû, pour l’essentiel, aux exportations de voitures japonaises.

En négociation avec Trump sur la Chine

Le Japon est prêt à concéder un accord commercial à Donald Trump si ça peut l’aider à se faire réélire. Mais à la condition qu’un tel accord n’aille pas au-delà d’un autre accord transpacifique conclu par douze pays représentant 40 % de l’économie mondiale. Dès son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump avait retiré les États-Unis de cet accord négocié durant près d’une décennie.

Shinzo Abe profite de la visite d’État de Donald Trump à Tokyo pour tenter de le convaincre de ne pas agir aussi unilatéralement avec la Chine. À ses yeux, une guerre froide commerciale prolongée avec Pékin risque de provoquer un retournement des marchés financiers et un risque accru de destruction économique. Les problèmes avec la Chine doivent être résolus au sein de l’OMC.

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