Chine / États-Unis

Pékin accuse Washington de «terrorisme économique»

Des drapeaux de la Chine et des États-Unis visibles dans une rue du marché de Yiwu dans la province de Zhejiang. Le 10 mai 2019.
Des drapeaux de la Chine et des États-Unis visibles dans une rue du marché de Yiwu dans la province de Zhejiang. Le 10 mai 2019. REUTERS/Aly Song
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La guerre des mots continue ce 30 mai entre les États-Unis et la Chine. Jusqu’alors réservé, le vice-ministre chinois des Affaires étrangères a qualifié les sanctions visant les entreprises chinoises de « terrorisme économique ».

Publicité

Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Les pressions américaines vont-elles faire sortir de leurs gonds les diplomates chinois ? C’est en tout cas un nouveau palier que vient de franchir Zhang Hanhui ce jeudi. « Harcèlement » et même « terrorisme économique », les mots employés par le vice-ministre chinois des Affaires étrangères sont à la mesure de l’affront ressenti au sein de l’appareil d’État chinois.

Aux tarifs douaniers s’ajoute l’interdiction faite aux sociétés américaines de vendre des technologies à des groupes chinois sur la « liste noire » de la Maison Blanche, comme le géant des télécoms Huawei. Une mesure jugée intolérable, car elle vient couper les chaînes d’approvisionnement cruciales pour les entreprises.

Les terres rares dans la balance

Et quand ce n’est plus une question de ralentissement mais de survie, Pékin se raidit. Si les pressions ne redescendent pas, « la Chine jouera sans aucun doute la carte des terres rares », indique le Global Times. Qualifiés dans la presse chinoise de « vitamines » pour le secteur de l’électronique – notamment les smartphones, les voitures hybrides ou les équipements militaires –  ces métaux rares sont produits à 80% en Chine. Et le plus gros acheteur, les États-Unis, pourrait bientôt devoir s’en passer, à en croire les éditorialistes chinois.

À lire aussi : Terres rares, quel est ce nouvel or noir ?

Le ministère chinois des Affaires civiles a par ailleurs publié ce jeudi une liste de 250 organisations qui feront l’objet d’inspections dans le cadre de l’audit des chambres de commerce américaines et australiennes en Chine jusqu’au mois d’août prochain.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail