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ASEAN

Partenariat de libre-échange RCEP: l'offensive de Pékin à l'ASEAN

Les dirigeants de l'ASEAN, pour la photo officielle du 34e sommet de l'organisation régionale, ce dimanche 23 juin 2019 à Bangkok, en Thaïlande.
Les dirigeants de l'ASEAN, pour la photo officielle du 34e sommet de l'organisation régionale, ce dimanche 23 juin 2019 à Bangkok, en Thaïlande. REUTERS/Athit Perawongmetha
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le projet de nouveau partenariat de libre-échange promu par Pékin a été débattu pendant le sommet de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est. Réunis à Bangkok jusqu'à ce dimanche 23 juin, les dirigeants de l'ASEAN se sont quittés avec une ambition : boucler l'accord avant la fin 2019.

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Lancé dès 2012, mais peinant jusqu'ici à avancer, le « partenariat économique régional global » (en anglais : Regional Comprehensive Economic Partnership, RCEP) vise à renforcer l'influence de Pékin en Asie. Un accord de 2002 lie déjà la Chine à l'ASEAN. Depuis, les autorités chinoises cherchent à l'approfondir.

La proposition de Pékin prévoit que le partenariat inclue (outre la Chine) l'Inde, le Japon, la Corée du Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Soit la moitié de la population du globe. Ce qui en ferait le plus grand accord commercial du monde. Au total, 16 États de la région Asie-Pacifique sont concernés.

« L'ASEAN doit travailler main dans la main dans les négociations sur le RCEP, afin qu'il puisse aboutir cette année », estime le Premier ministre thaïlandais Prayut Chan-O-Cha, qui était en conférence de presse finale ce dimanche à Bangkok. Un calendrier confirmé dans la déclaration finale du sommet.

Le retrait des États-Unis du TPP joue en faveur du RCEP chinois

« Le vent du protectionnisme met à mal notre système commercial basé sur le multilatéralisme », ajoute l'hôte de ce 34e sommet, en référence à la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. La déclaration finale s'inquiète du « protectionnisme et de l'hostilité anti-globalisation » actuellement en vogue.

Mais le projet bute sur de nombreux points : l'Australie et la Nouvelle-Zélande veulent y inclure un renforcement du droit du travail, de la protection de l'environnement, mais aussi la propriété intellectuelle, alors que de nombreux pays de la zone sont peu soucieux de ces sujets.

Quant à l'Inde, elle redoute que le nouveau partenariat se traduise par un afflux de marchandises chinoises sur son territoire. C'est donc entre Pékin et New Delhi que la négociation sera la plus rude. Le prochain sommet de l'ASEAN devrait se tenir en novembre en Thaïlande. Le président chinois Xi devrait y participer cette fois-ci.

Le retrait des États-Unis d'un projet concurrent, le TPP, a joué en faveur du RCEP. Pékin s'était alors engouffré dans la brèche ainsi créée pour relancer son initiative, qui doit notamment réduire les barrières douanières dans la région et faciliter les investissements dans les pays les moins développés du bloc ASEAN.

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