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Pakistan

Les talibans, toujours source de tensions entre l'Afghanistan et le Pakistan

Le président afghan, Ashraf Ghani (à g.) et le Premier ministre pakistanais, Imran Khan ( à dr.), à Islamabad, le 27 juin.
Le président afghan, Ashraf Ghani (à g.) et le Premier ministre pakistanais, Imran Khan ( à dr.), à Islamabad, le 27 juin. Handout / Pakistan Prime minister office / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le président afghan, Ashraf Ghani, a achevé une visite de deux jours au Pakistan. Elle a lieu alors que le 7e round de pourparlers de paix entre l’émissaire américain et les représentants talibans doit démarrer samedi au Qatar. Les Américains ont accentué leur pression sur le Pakistan, accusées par leurs homologues afghans de soutenir les insurgés dont plusieurs hauts représentants vivent au Pakistan.

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Avec notre correspondante à Islamabad,  Sonia Ghezali

C’est la deuxième visite du président afghan chez son voisin pakistanais depuis qu’il a pris les rênes du pays en 2014. Ashraf Ghani a parlé économie, sécurité, investissements… Mais c’est surtout le processus de paix en Afghanistan ainsi que les tensions entre les deux pays qui suscitent le plus de réactions à Kaboul, où chacun a fait le bilan de cette visite au « pays des purs ».

Tourner le dos au passé pour envisager l’avenir de façon sereine et constructive. C’est en substance le message qu’Ashraf Ghani a voulu faire passer au Pakistan. Le président afghan, qui a rencontré le Premier ministre Imran Khan ainsi que plusieurs personnalités politiques pakistanaises n’a pas éludé pour autant les sources de tensions entre les deux voisins. « Il existe de fortes interdépendances entre les talibans et le Pakistan, a-t-il dit. Nous devons reconnaître cela et parvenir à une approche concrète pour passer du conflit à la coopération. »

Le Pakistan refuse de jouer de son influence

Pour plusieurs analystes afghans, le Pakistan doit user de son influence auprès des insurgés pour les pousser à accepter de s’entretenir avec le gouvernement afghan dans le cadre des négociations de paix, ce qu’ils refusent jusque-là. En Afghanistan, certaines critiques fusent, surtout dans les rangs de l’opposition. Un ancien chef du Conseil a la sécurité nationale, qui compte parmi les candidats à la présidentielle de septembre prochain doute de la sincérité des autorités pakistanaises.

« Elles ne veulent pas de la stabilité en Afghanistan, ni que notre armée soit forte », a déclaré Rahmatullah Nabil. Une accusation largement partagée en Afghanistan où la suspicion à l’égard du voisin pakistanais est largement partagée. Certains observateurs internationaux soulignent cependant que les pressions américaines, ainsi que la crise économique que traverse « le pays des purs » pourraient fortement inciter le Pakistan à œuvrer pour une résolution du conflit en Afghanistan.

 À lire aussi : Le président afghan en visite au Pakistan pour discuter processus de paix

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