Accéder au contenu principal
G20 / Sommet Osaka

Dans un G20 en trompe-l'oeil, Donald Trump fait patte de velours

Le président américain Donald Trump au G20 d'Osaka le 28 juin 2019. L'homme a déclaré être au G20, avant tout, pour conclure des accords favorables aux Etats-Unis.
Le président américain Donald Trump au G20 d'Osaka le 28 juin 2019. L'homme a déclaré être au G20, avant tout, pour conclure des accords favorables aux Etats-Unis. Ludovic MARIN / POOL / AF
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les dirigeants des pays riches et des grandes économies émergentes sont réunis en sommet depuis ce matin à Osaka au Japon. Un sommet annoncé potentiellement explosif tant les divergences sont nombreuses sur des dossiers comme le commerce international, le climat ou encore la crise iranienne. Mais, contre toute attente, c’est un président Trump plutôt affable qui est allé à la rencontre de ses homologues.

Publicité

Avec notre envoyée spéciale à Osaka, Mounia Daoudi

Il faut croire que l’entrée du Japon dans la nouvelle ère Reiwa, « belle harmonie » en japonais, a eu son petit effet sur le président américain qui a multiplié les amabilités depuis son arrivée à Osaka. On l’a ainsi vu blaguer avec Vladimir Poutine, poser avec son ami Jair Bolsonaro, vanter les magnifiques usines construites aux États-Unis par les fabricants automobiles japonais, ceux-là même qu’il accusait il y a encore peu de tuer l’emploi américain.

De profondes divergences

Et surtout il n’a pas tari d’éloges sur Angela Merkel, une femme « fantastique » et une grande amie, alors qu’il y a deux jours il qualifiait l’Allemagne de « partenaire défaillant ».

Mais, cette amabilité soudaine ne doit pas occulter les profondes divergences qui minent ce sommet. Ainsi sur le commerce, alors que les principaux dirigeants du G20 ont mis en garde contre les risques liés au protectionnisme – le Chinois Xi Jing est allé jusqu’à dénoncer des pratiques de harcèlement qui mettent en péril l’ordre mondial – Donald Trump a déclaré être à Osaka, avant tout, pour conclure des accords favorables aux Etats-Unis.

Rallier des nations contre l'accord sur le climat

Autre dossier conflictuel, le climat. Seul pays du G20 à avoir fait le choix de se retirer de l’accord de Paris, les États-Unis cherchent à rallier à leur cause d’autres nations comme le Brésil, l’Australie, ou encore l’Arabie saoudite. Inacceptable pour de nombreux dirigeants, au premier rang desquels la France qui menace de ne pas adopter la déclaration finale d’Osaka en cas de recul sur le climat.

A VOIR AUSSI [Infographie] La guerre commerciale Chine-États-Unis en cinq épisodes

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.