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Australie / Défense

L’Australie n’accueillera pas de missiles américains sur son sol

La ministre des Affaires étrangères australienne Marise Payne lors d'une conférence de presse avec son homologue américain Mike Pompeo et les ministres de la Défense des deux pays.
La ministre des Affaires étrangères australienne Marise Payne lors d'une conférence de presse avec son homologue américain Mike Pompeo et les ministres de la Défense des deux pays. REUTERS/Jonathan Ernst/Pool
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L’Australie a estimé ce lundi que l’idée d’accueillir sur son sol des missiles américains n’était plus à l’ordre du jour, après des pourparlers avec les responsables des Affaires étrangères et de la Défense des États-Unis.

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« Cela ne nous a pas été demandé, n’a pas été envisagé, ne nous a pas été proposé », a assuré le Premier ministre Scott Morrison, quelques heures après le départ de Sydney du nouveau chef du Pentagone, Mark Esper, et du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

Fin de l'INF pour les États-Unis

M. Esper a prévenu d’entrée, avant d’arriver samedi à Sydney pour une tournée d’une semaine dans la région, que Washington souhaitait déployer rapidement en Asie de nouvelles armes conventionnelles de portée intermédiaire, maintenant qu’il n’est plus lié par le traité INF dont il s’est retiré vendredi 2 août.

Washington est désormais libre de venir concurrencer la Chine, dont l’arsenal est largement constitué d’armes du type interdit par le traité INF et dont Pékin n’a jamais été signataire. 

►À lire aussi : Les États-Unis sortent du traité de désarmement INF conclu avec la Russie

Mark Esper et Mike Pompeo ont participé dimanche à une réunion avec leurs homologues australiens. La ministre australienne de la Défense Linda Reynolds a déclaré sur la télévision publique ABC que la question avait été abordée durant sa rencontre avec M. Esper. « Je lui ai posé directement la question, "faut-il s’attendre à une demande" et il m’a dit "non". »

Toute demande formelle placerait dans une position inconfortable l’Australie, à la fois alliée de longue date des États-Unis et partenaire commercial majeur de la Chine.

Des missiles peut-être à Guam

La politique à mener envers Pékin devient un sujet de friction croissante entre Washington et Canberra, signataire d’un traité de défense avec les États-Unis, mais dont l’économie dépend des achats chinois de son charbon et son minerai de fer.

La plupart des experts s’accordent à estimer que les missiles pourraient être déployés dans les installations militaires américaines sur l’île de Guam dans le Pacifique.

(avec AFP)

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