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Kirghizistan

Kirghizistan: les forces spéciales attaquent la résidence de l'ex-président

Almazbek Atambaïev en 2017 (image d'illustration).
Almazbek Atambaïev en 2017 (image d'illustration). VYACHESLAV OSELEDKO / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Kirghizistan, les forces spéciales ont lancé dans la soirée de mercredi 7 août une opération contre la résidence de l'ex-président Almazbek Atambaïev pour l’arrêter. L'ancien chef d'État a été inculpé fin juin pour corruption. Son immunité a été levée. Almazbek Atambaïev avait rejeté les accusations qui pèsent contre lui et avait jusqu'ici refusé de comparaître devant la justice. Mais l'assaut de ce mercredi a viré au chaos. Au moins un membre des forces spéciales a été tué par balle et plusieurs dizaines de personnes ont été blessées.

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Quand les unités d'élite de la police kirghize ont commencé l'opération contre la résidence d'Almazbek Atambaïev, elles ne s'attendaient visiblement pas à une telle résistance. Après un premier assaut contre ce terrain lourdement sécurisé et comptant plusieurs bâtiments, plus d'un millier de partisans de l'ex-président se sont réunis sur place pour empêcher son arrestation. Le ministre kirghize de l'Intérieur a envoyé des renforts. Les vidéos, diffusées par les médias locaux, montrent des scènes de chaos. Les autorités et les soutiens d'Almazbek Atambaïev s'accusent mutuellement de tirer à balles réelles.

Depuis son inculpation pour corruption, l'ex-président kirghize refuse de comparaître devant un juge. En juin, il s'était rendu à Moscou pour chercher le soutien du président russe. Vladimir Poutine avait alors explicitement exhorté l'actuel président Sooronbai Jeenbekov, ancien poulain devenu rival d’Almazbek Atambaïev, de ne pas accroître les tensions politiques au Kirghizistan.

On ignore pour l'heure si l'ancien chef d'État a finalement été interpellé par les forces de l'ordre. Selon son avocat, cité par l'agence de presse russe Interfax, Almazbek Atambaïev aurait été exfiltré vers un lieu sûr. Sooronbaï Jeenbekov a pour sa part écourté ses vacances pour réunir son Conseil de sécurité ce jeudi dans la capitale Bichkek.

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