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Birmanie

L’armée birmane attaquée par des groupes rebelles de l’Alliance du Nord

Les rebelles ont attaqués l'école militaire de Pyin Oo Lwin près de Mandalay ce 15 août 2019 faisant au moins un mort.
Les rebelles ont attaqués l'école militaire de Pyin Oo Lwin près de Mandalay ce 15 août 2019 faisant au moins un mort. AFP Photos/STR
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Birmanie, des groupes rebelles ont lancé plusieurs attaques dans le nord du pays, ce jeudi. Pour la première fois, une école militaire a notamment été visée. Une personne est morte, et plusieurs autres blessées selon un bilan provisoire, alors que des combats sont toujours en cours.

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Avec notre correspondante à Rangoun, Sarah Bakaloglou

Une école militaire dans la ville touristique de Pyin Oo Lwin, un pont et un poste de police ont été visés par ces attaques dans le nord-est du pays. Elles ont été rapidement revendiquées par l’Alliance du Nord qui regroupe plusieurs organisations ethniques armées. Parmi elles, l’Armée de libération nationale Taaung (TNLA), active dans l’État Shan, mais aussi l’Arakan Army (AA), des rebelles qui eux combattent les militaires birmans depuis plusieurs mois dans l’État de l’Arakan, dans l’ouest du pays.

Contre-offensive rebelle

Les rebelles ont expliqué ce matin qu’il s’agissait d’une contre-offensive face à la pression des militaires dans les régions ethniques. L’armée a notamment effectué des actions anti-drogue et saisie des quantités importantes de méthamphétamines dans ces régions du nord.

Il y a quelques jours, les avaient déjà menacé l’armée de représailles si elle n'arrêtait pas ses opérations. Un cessez-le-feu unilatéral a pourtant été prolongé par les militaires birmans jusqu’à la fin du mois d'août, mais il n’est pas respecté par l’armée selon les rebelles et il ne concerne pas l’État de l’Arakan.

►À lire aussi : Birmanie : le pouvoir économique des militaires inquiète l'ONU

Ces nouvelles attaques sont le signe de l’échec des négociations de paix : malgré les promesses de la dirigeante Aung San Suu Kyi de faire avancer le processus de paix à son arrivée au pouvoir en 2016, les combats se sont intensifiés dans plusieurs régions de Birmanie.

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