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Cachemire

Cachemire: l'opposition dénonce des «arrestations illégales»

Photo prise à Srinagar, le 11 août 2019, après la décision du gouvernement indien de révoquer le statut du Jammu-et-Cachemire.
Photo prise à Srinagar, le 11 août 2019, après la décision du gouvernement indien de révoquer le statut du Jammu-et-Cachemire. Sajjad HUSSAIN / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les autorités indiennes ont arrêté plus de 4 000 personnes, politiciens de tous bords ou militants des droits de l’homme, au Cachemire, depuis la révocation de l’autonomie de la région.

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Avec notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis

Shehla Rashid est horrifiée et inquiète : elle vit à New Delhi et compile les histoires de violences, de tortures et d'arrestations arbitraires qui se déroulent au Cachemire. Des récits rapportés par ceux qui en reviennent, vu que toutes les communications avec la région sont coupées. Le président de son parti du Mouvement pour le peuple du Cachemire a également été arrêté, sans raison officielle. Et personne ne sait où il est.

« Selon la loi indienne, les autorités doivent présenter un détenu à un juge dans les 24h qui suivent son arrestation, explique la politicienne. Le juge décide alors d’autoriser ou non son maintien en détention. Or les tribunaux sont fermés. Cela veut dire que toutes les arrestations sont illégales. Le gouvernement agit donc comme un gang de kidnappeurs. Et si quelqu’un disparait, il peut nier qu’il l’avait arrêté. »

Une répression inédite

Shehla Rashid considère que cette répression inédite des droits fondamentaux des Cachemiriens ressemble terriblement à ce que le gouvernement israélien fait subir aux Palestiniens. « Comme les Israéliens, ce gouvernement perçoit le Cachemire comme une terre sacrée qui doit être reconquise aux musulmans, compare Shehla Rashid. Et pour cela, ils n’ont aucune considération pour le peuple du cachemire ou son identité. Sur le terrain, ils utilisent d’ailleurs de la technologie militaire israélienne. » Shehla Rashid vient de déposer un recours devant la Cour suprême pour annuler l’abrogation de l’autonomie du Cachemire.

►À lire aussi : Inde : un rapport de défenseurs des droits humains dénonce « le Cachemire en cage »

Depuis le 5 août 2019, New Delhi a unilatéralement révoqué l’autonomie du Cachemire et imposé un couvre-feu inédit. Depuis plus de deux semaines, la population reste partiellement coupée du monde : les téléphones mobiles et l’internet sont coupés et les déplacements restreints par des barrages militaires.

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