Accéder au contenu principal
Bangladesh / Rohingyas

Bangladesh: trois réfugiés rohingyas abattus par la police en trois jours

Des réfugiés rohingyas attendent à l'extérieur d'un centre d'aide dans le camp de réfugiés de Palong Khali, un des camps de Cox's Bazar, au Bangladesh, le 15 novembre 2017.
Des réfugiés rohingyas attendent à l'extérieur d'un centre d'aide dans le camp de réfugiés de Palong Khali, un des camps de Cox's Bazar, au Bangladesh, le 15 novembre 2017. REUTERS/Mohammad Ponir Hossain
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Bangladesh, un troisième réfugié Rohingyas a été tué ce lundi 26 août en l’espace de trois jours par la police, alors qu’elle tentait de l’arrêter. Cela s’est passé dans un des camps de réfugiés du sud-est du pays, à la frontière avec la Birmanie, où vivent plus de 600 000 Rohingyas, cette minorité chassée de Birmanie par l’armée il y a deux ans.

Publicité

Tout a commencé jeudi avec le meurtre d’Omar Faruk, un responsable de la branche jeunesse du parti au pouvoir, l’Awami League. Des centaines de Bangladais en colère sont alors sortis dans les rues, bloquant l’accès aux camps et vandalisant des magasins fréquentés par les Rohingyas.

Samedi, après une chasse à l’homme dans le camp de Jadimura, situé dans le district de Cox's Bazar, la police a indiqué avoir abattu deux Rohingyas soupçonnés d’avoir tué Omar Faruk. Une mise en scène de la police, selon des défenseurs des droits de l’homme qui ont préféré rester anonymes.

Ce lundi, un troisième suspect a été abattu après avoir, affirme la police, tiré sur les officiers qui tentaient de l’arrêter. Selon elle 33 Rohingyas ont été tués par les forces de sécurité bangladaise depuis août 2017. Tous étaient accusés de faire de la contrebande de méthamphétamine sur la frontière.

À lire aussi : Birmanie: deux ans après, retour sur les dates clés de la crise des Rohingyas

En tous cas les centaines de milliers de Rohingyas qui commémoraient dimanche les deux ans de leur fuite de Birmanie, chassés par l'armée, ne semblent pas partis pour retrouver leurs foyers.

La semaine dernière une nouvelle tentative de rapatriement s’est soldée par un échec, aucun Rohingyas n’a accepté de quitter les camps. Ils demandent toujours, entre autres, des garanties pour leur sécurité en cas de retour en Birmanie.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.