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Hong Kong

Hong Kong: les opposants veulent une commission sur les violences policières

Un manifestant contrôlé lors d'une manifestation à Hong Kong, le 6 septembre.
Un manifestant contrôlé lors d'une manifestation à Hong Kong, le 6 septembre. REUTERS/Amr Abdallah Dalsh
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La tension reste vive à Hong Kong. Trois jours après l’annonce du retrait formel d’un projet de loi sur l’extradition, les protestataires annoncent de nouvelles actions ce samedi 7 septembre, autour de l’aéroport. Les opposants revendiquent la mise en place d’une commission indépendante sur ce qu’ils qualifient de « brutalités » commises par les forces de l’ordre, notamment lors d’une intervention le week-end dernier dans une station de métro de Hong Kong, près de laquelle se sont rassemblées, plusieurs milliers de personnes à nouveau ce vendredi soir paralysant une partie du centre-ville.

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De notre envoyé spécial à Hong Kong, Stéphane Lagarde

« Ils amènent des parapluies sur la ligne de front », décrit Kim, une manifestante. « C’est pour se protéger des balles en caoutchouc de la police. Ils tirent des gaz lacrymogènes dans notre direction », reprend Angy.

Des parapluies qui remontent à toute vitesse vers l’avant du cortège, la circulation est bloquée depuis maintenant près d’une heure sur l’avenue Nathan Road. Des milliers de manifestants ont envahi la chaussée. « On veut la vérité », scandent les barricades.

Des vidéos en question

Les manifestants veulent aussi les vidéos des caméras de surveillances de la station Prince Edward, sur la ligne rouge du métro de Hongkong, où sont intervenues les forces mobiles anti-émeute samedi dernier, le 31 août. Sans ces vidéos, il est impossible d’arrêter les rumeurs qui font état de trois blessés qui auraient disparus dans la station, selon Angy et Kim, étudiante en multimédia et en histoire de l’art dans les rues chaque week-end depuis trois mois.

À lire aussi : Hong Kong: les pro-démocratie dénoncent les violences de la police dans le métro

« On veut la bande vidéo », dit Angy. « Nous voulons la vérité ! », reprend Kim. « Et nous voulons que les policiers qui ont employé la force de manière démesurée soient condamnés », renchérit Angy. « Bien sûr que c’est fatigant, mais nous devons lutter, parce que nous volons la liberté pour Hong Kong et nous voulons la vérité », ajoute encore Kim.

Jeu du chat et de la souris

21 heures vendredi soir, les rideaux de fer descendent à mesure que les groupes de protestataires se dispatchent dans les rues alentour. Puis, les manifestants invitent les habitants des immeubles au-dessus des échoppes à fermer leurs fenêtres pour contenir les gaz lacrymogènes. Les pompiers interviennent sur une barricade en flamme. Les forces de l’ordre ne sont pas loin. « La police arrive vers nous ! », lance Angy.

Cette fois, Angy et Kim sont venues au rassemblement sans casque et sans masque. Elles craignent d’être arrêtées. « Ils arrêtent les gens, et ensuite ils trouvent votre masque, où les protections pour les manifs. Et ils pensent que vous êtes un émeutier », dit Kim. « De toute façon, ils tirent sur les gens de très près, peut-être à moins de dix mètres. Il n’y a aucune protection contre ça », déplore Angy.

Le jeu du chat et de la souris entre policiers et manifestants va durer une partie de la nuit. Des fleurs sont déposées à l’entrée de la station prince Edward où ont été interpellées 63 personnes, samedi dernier. Des distributeurs de billets et des portiques sont endommagés à la station Mong Kok juste avant qu’elle ne ferme à son tour.

►À lire aussi : Retrait de la loi sur les extraditions à Hong Kong: les opposants insatisfaits

Lors de l’annonce du retrait de la loi sur l’extradition mercredi, Carrie Lam a rejeté l’idée d’une enquête indépendante sur les violences policières, renvoyant sur l’organe de surveillance interne de la police hongkongaise. La cheffe de l’exécutif proposant également d’instaurer une plateforme de dialogue autour des questions soulevées par les manifestants.

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