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Sri Lanka / Terrorisme

Attentats au Sri Lanka: un rapport parlementaire accable le président

Dans l'église dévastée de St. Anthony's Shrine de Kochchikade à Colombo, le 21 avril 2019.
Dans l'église dévastée de St. Anthony's Shrine de Kochchikade à Colombo, le 21 avril 2019. ISHARA S. KODIKARA/AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Sri Lanka, un rapport parlementaire sur les attentats qui avaient fait 269 morts le 21 avril dernier, accable le président Sirisena et la principale agence du renseignement du pays.

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Le président Maithripala Sirisena « a activement sapé les systèmes de gouvernement », accuse le rapport parlementaire sur les attentats jihadistes de Pâques 2019 qui ont fait 269 morts. Une commission multipartite enquêtait sur les défaillances de l'appareil sécuritaire srilankais en amont des attentats du 21 avril, sur lesquels le Sri Lanka avait reçu des informations préalables très précises.

Des kamikazes d'une organisation jihadiste locale ont provoqué un carnage le dimanche de Pâques en se faisant exploser dans des hôtels de luxe et des églises chrétiennes en pleine célébration de la messe. Le groupe jihadiste État islamique a revendiqué ces attaques.

Selon le rapport, le State Intelligence Service, la principale agence de renseignement srilankais qui travaille directement sous l’autorité du président Sirisena, disposait plus de deux semaines avant les attentats d’informations sur une possible attaque, transmises par l’Inde. Mais elles n’ont pas été partagées avec les services concernés.

Lutte de pouvoir

Par ailleurs, un an avant les attaques, l’agence était devenue la seule à enquêter sur le futur cerveau des attentats, Mohamed Zahran, après avoir fait en sorte que les autres services stoppent leurs investigations. Le rapport note également que Maithripala Sirisena avait exclu de conseils de sécurité cruciaux le chef de la police, réputé proche du Premier ministre, son rival. De fait, les attentats de Pâques sont intervenus dans un contexte de lutte de pouvoir entre les deux hommes, qui perturbe le bon fonctionnement de l’État.

« Le président a échoué à de nombreuses reprises à faire preuve de leadership », relève encore le rapport. Prétextant l'absence de places à bord des vols depuis Singapour où il se trouvait, Maithripala Sirisena n'était rentré au Sri Lanka que le lendemain des attaques. Le rapport indique au contraire que des places étaient encore disponibles. Ces révélations interviennent à trois semaines d’élections auxquelles ni le président ni le Premier ministre, très contestés, ne participeront.

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