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Sri Lanka

Présidentielle au Sri Lanka: la commission électorale dans la tourmente

L'ancien président sri lankais Mahinda Rajapakse (G) et son frère Gotabaya Rajapakse (D), ancien ministre de la Défense et candidat à la présidentielle.
L'ancien président sri lankais Mahinda Rajapakse (G) et son frère Gotabaya Rajapakse (D), ancien ministre de la Défense et candidat à la présidentielle. LAKRUWAN WANNIARACHCHI / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les Sri Lankais vont élire leur nouveau président le 16 novembre. Un favori se démarque : Gotabaya Rajapakse, le frère de l’ancien président Mahinda Rajapaske. Cet homme est cependant controversé et son clan, au pouvoir pendant 10 ans, demeure très influent. Dans ce contexte, la commission des élections, censée être indépendante, est accusée d’avoir tenté de favoriser ce candidat du clan des Rajapakse.

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Avec notre envoyé spécial à Colombo, Sébastien Farcis

Samedi, le président de la commission des élections prend une décision controversée: il interdit à la chaine publique ITN de diffuser tout programme ou entretien politiques pendant la campagne sans l’approbation préalable de cette commission.

Cela revient à empêcher toute couverture en direct et à restreindre énormément la liberté d’information de cette chaine. C’est inédit et semble orienté. Car cette décision survient après la diffusion d’une interview critique envers Gotabaya Rajapakse. Entretien, qui, justifie le président de la commission, pourrait nuire à la campagne de ce candidat.

Les autres partis politiques, ainsi que des observateurs indépendants des élections protestent alors contre cette directive, qui serait de plus illégale : elle n’a pas été approuvée par les deux autres membres de la commission.

Dans la soirée de dimanche, le président revient donc sur cette décision. Mais le doute plane à présent sur l’indépendance de cette commission des élections, et sur le pouvoir d’influence du puissant clan des Rajapakse sur ce processus démocratique.

Gotabaya Rajapakse a été ministre de la Défense à la fin de la guerre contre les Tigres tamouls et pendant 6 ans après celle-ci, et il est accusé d’avoir fait assassiner des militants des droits de l’homme et des journalistes opposés à lui.

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