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Cambodge

Cambodge: le régime écrase l'opposition en perspective du retour de Sam Rainsy

L'opposant cambodgien Sam Rainsy n'a pas pu embarquer pour Bangkok depuis l'aéroport Charles de Gaulle à Paris ce jeudi 7 novembre 2019.
L'opposant cambodgien Sam Rainsy n'a pas pu embarquer pour Bangkok depuis l'aéroport Charles de Gaulle à Paris ce jeudi 7 novembre 2019. REUTERS/Charles Platiau
Texte par : RFI Suivre
3 mn

C'est un retour à haut risque pour Sam Rainsy au Cambodge. L'opposant historique au régime de Hun Sen a annoncé son retour le 9 novembre, jour de l'indépendance du pays, après quatre ans d'exil en France pour éviter la prison. Pour dissuader toute mobilisation, le gouvernement a accéléré les arrestations d’opposants ces derniers mois.

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Sam Rainsy vient d'annoncer ce jeudi 7 novembre que la compagnie Thai Airways lui a refusé l'embarquement pour Bangkok. Mais il assure que son projet n'est pas remis en cause. Pour dissuader toute mobilisation de l'opposition, le gouvernement a accéléré les arrestations ces derniers mois et engagé un bras de fer avec les opposants, y compris avec ceux en exil, grâce au concours de certains pays membres de l'Asean.

Hun Sen, le maître absolu du Cambodge depuis 34 ans, a déployé tous les moyens pour empêcher son ennemi juré de revenir au pays. L'accusant de vouloir commettre un coup d'Etat, il a ordonné l'arrestation de dizaines d'opposants.

Au moins 60 prisonniers politiques

Selon l'ONG Human Rights Watch, le Cambodge ne compte pas moins de 60 prisonniers politiques. Plus de 50 membres du parti du Salut national du Cambodge ont été condamnés pour complot contre l'État, trahison ou espionnage, comme c'est le cas du cofondateur du parti de l'opposition Kem Sokha, aujourd'hui en résidence surveillée.

Pour échapper à la vague de répression il y a deux ans, plus de la moitié des anciens parlementaires de l'opposition avaient fui le pays, dont Mu Sochua. La numéro 2 de l'opposition qui avait annoncé son retour avec Sam Rainsy pour restaurer la démocratie dans son pays a été retenue plusieurs heures à l'aéroport de Kuala Lumpur, puis relâchée.

Hun Sen avait demandé aux pays membres de l'Asean de coopérer avec le Cambodge au nom du principe de non-ingérence dans les affaires internes. La Malaisie avait arrêté en début de semaine deux autres membres de l'opposition cambodgienne dont un demandeur d'asile. Le Premier ministre thaïlandais, Prayuth Chan Ocha, a de son côté averti Sam Rainsy qu'il ne le laisserait pas fouler le sol thaïlandais.

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