Hong Kong

Violences policières à Hong Kong : les enquêteurs étrangers démissionnent

Un manifestant est arrêté par la police anti-émeute lors du rassemblement "N'oublions jamais" à Kowloon à Hong Kong, le 1er décembre 2019.
Un manifestant est arrêté par la police anti-émeute lors du rassemblement "N'oublions jamais" à Kowloon à Hong Kong, le 1er décembre 2019. REUTERS/Laurel Chor

Ces spécialistes du maintien de l’ordre affirment que le comité de surveillance des forces anti-émeutes mis en place au sein de la police hongkongaise n’est pas suffisamment autonome.

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Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

L’incident intervient au lendemain de la visite du nouveau chef de la police hongkongaise à Pékin. Il ne devrait rien arranger au climat de défiance qui n’a cessé de se renforcer ces derniers mois à Hong Kong entre la population et les forces de l’ordre.

Recrutés en septembre par le Conseil indépendant des plaintes contre la police, ces cinq experts internationaux laissent entendre qu’ils ne sont pas en mesure d’accomplir leur mission. Celle-ci consistait à constater le travail de la police des polices, via l’organe chargé d’étudier les accusations lancées par certains protestataires contre les violences commises par les forces anti-émeutes. Las ! Les experts lâchent l’affaire et refusent de servir plus longtemps de caution.

La commission jugée incapable de mener une « enquête indépendante »

Parmi ces spécialistes du maintien de l’ordre figuraient Dennis O’Connor, ex-inspecteur chef de la police britannique, qui avait été chargé de rédiger un rapport à la suite des émeutes de Londres en 2011, ou encore le juge néo-zélandais Colin Doherty. Ils devaient publier leurs premières constatations d’ici à la fin du mois de janvier.

Dans un communiqué justifiant ce retrait formel, ils affirment avoir constaté un « déficit crucial » dans les capacités du Conseil indépendant de mener justement une « enquête indépendante ».

À plusieurs reprises ces dernières semaines, le panel a réclamé un élargissement des pouvoirs de l’organe de surveillance. Une demande aussitôt rejetée par Carrie Lam, la cheffe de l'exécutif, ainsi que par Anthony Neoh, le patron du Conseil indépendant lui-même. Ce dernier affirmait à un média d’État chinois, le mois dernier, que ses confrères étrangers « ne comprenaient pas la situation à Hong Kong ».

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