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Philippines

Aux Philippines, les évacués du volcan Taal s'interrogent sur leur avenir

Quelque 50 000 habitants ont été évacués dimanche dernier, abandonnant des localités entières aux cendres, comme ici à Batangas.
Quelque 50 000 habitants ont été évacués dimanche dernier, abandonnant des localités entières aux cendres, comme ici à Batangas. REUTERS/Eloisa Lopez
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le volcan Taal, situé à une soixante de kilomètres au sud de Manille, émet moins de fumées, mais l'activité sismique près du cratère reste élevée. Pour empêcher le retour des résidents, l'armée et la police ont totalement verrouillé l'accès de quatorze municipalités exposées au risque de projections et de tsunami volcanique. Certains habitants songent à définitivement quitter la région.

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Avec notre envoyée spéciale au lac Taal, Marianne Dardard

Revenir ou tout quitter : voilà la question pour beaucoup d'habitants des abords du volcan Taal après son réveil samedi dernier. Vangie Espiritu a dû évacuer Tanauan sur la berge est du lac Taal au milieu duquel se trouve le volcan du même nom. « Comment est-ce que je me sens ? J'ai peur d'une nouvelle éruption, confie-t-elle. Et je pense partir et quitter ma maison car j'élève seule mes trois enfants. »

Près de 4 000 habitants

Pour d'autres, pas le choix. En particulier ceux qui vivent sur l'île Taal où se trouve le volcan entouré du lac, ils étaient près de 4 000 jusqu'ici, notamment pêcheurs de sardines : il faudra partir. Rodrigo Duterte, le président des Philippines, a déclaré cette semaine l'île Taal interdite d'habitation de manière définitive, sans encore préciser où ces personnes seraient relogées.

► À lire aussi : Volcan Taal aux Philippines: Tagaytay, ville fantôme

Chloe-Lea Castillo est une autre rescapée du centre d'évacuation de Tanauan. « Je ne crois pas qu'on doive interdire aux gens de revenir si c'est leur volonté, mais ils devraient disposer d'un logement ailleurs au cas où », estime-t-elle.

Après l'éruption de 1754, la plus grosse du Taal, qui avait tué plus d'un millier de personnes, la municipalité de San Nicolas avait à l'époque déménagé 7 km plus loin pour s'éloigner du volcan. Aujourd'hui, elle fait encore partie des plus exposées.

Une zone de 20 km de diamètre menacée

« Selon l'Institut géologique des Philippines, dans le pire des scénarios, on parle d'une zone de 20 km autour du volcan qui pourrait être directement touchée », rappelle Edward Landayan, responsable local du bureau en charge des désastres naturels.

Situé à la fois sur la « ceinture de feu » du Pacifique et en première ligne des typhons, l'archipel des Philippines figure parmi les pays au monde les plus exposés aux désastres naturels.

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