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REPORTAGE

Coronavirus en Chine: course contre la montre à Wuhan pour livrer un hôpital

Vue aérienne, le 24 janvier 2020, du chantier de construction d'un nouvel hôpital destiné à traiter les patients du virus 2019-nCOV à Wuhan, dans la province centrale du Hubei, en Chine.
Vue aérienne, le 24 janvier 2020, du chantier de construction d'un nouvel hôpital destiné à traiter les patients du virus 2019-nCOV à Wuhan, dans la province centrale du Hubei, en Chine. STR / AFP
Texte par : RFI Suivre
6 mn

À Wuhan, épicentre de la contamination du coronavirus s 2019-nCoV en Chine, un hôpital de traitement intensif d'une superficie de plus de 20 000 m² doit être construit en un temps record. 15 nouveaux décès et 180 cas supplémentaires ont été signalés dans la province de Hubei, samedi matin. Des cas qui viennent se rajouter au précèdent bilan faisant état de 26 morts et 830 malades.

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Alors que les malades affluent à l'hôpital de Wuhan et que les équipes médicales sont débordées, les autorités chinoises ont lancé en urgence la construction d’un nouvel établissement de santé susceptible d'accueillir les personnes contaminées.

La Chine avait déjà procédé ainsi à Pékin, en 2003, lors de l'épidémie de Sras. Un hôpital composé de préfabriqués était sorti de terre en une semaine. À Wuhan, les pelleteuses s'activent déjà et l'ouverture est prévue pour le 3 février.

Dans une pharmacie de Wuhan, les employés se contentent de prendre les commandes par la porte entrouverte, mais ne laissent pas entrer les clients. À l'extérieur de l'hôpital, un panneau explique que l'établissement est désormais « Entièrement réservé aux malades de la fièvre ».

Nous, ce que l'on voudrait juste c'est de pouvoir rentrer en France parce que plus on passe du temps ici plus on a la chance d'être contaminé... on a essayé de partir hier par la route, il y a eu des barrages de police...

Témoignage de Nicolas Duyé, Français bloqué à Wuhan

Pour le moment, l'OMS a renoncé à déclarer l'urgence internationale. Mais les mesures draconiennes tombent en cascades. Et c’est un peu comme si les autorités voulaient démontrer qu’elles prennent toutes les précautions afin de limiter la propagation de ce virus meurtrier.

Le parc Disneyland de Shanghai a fermé ses portes ce vendredi et une partie de la Grande Muraille à deux heures de Pékin n’est plus accessible aux touristes. Les musées, les cinémas et les parcs sont désormais fermés dans de nombreuses villes.

Le Nouvel An chinois gâché

Cette année, le Nouvel An ne ressemblera pas à la fête populaire si chère aux familles chinoises. Les annulations de festivités se poursuivent. Les gens ont peur de sortir de chez eux, même si officiellement ils ne sont pas tous sous quarantaine, contrairement aux 40 millions de Chinois actuellement coupés du monde aux alentours de Wuhan, le berceau de l'épidémie.

On a annulé ce repas du Nouvel An chinois avec mes parents. On va rester à la maison.

Yi , une jeune maman pékinoise

Un premier décès a été signalé dans le Hebei qui entoure la capitale Pékin, et un autre au Heilongjiang dans le nord à la frontière avec la Russie.

(Avec agences)

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