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Coronavirus en Chine: les conséquences économiques devraient se faire sentir

Un officier de police bloquant le marché au poisson de Wuhan, le 24 janvier 2020.
Un officier de police bloquant le marché au poisson de Wuhan, le 24 janvier 2020. AFP / Hector Retamal
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La Chine a ordonné des mesures radicales sur l'ensemble de son territoire pour tenter d'endiguer l'épidémie de coronavirus. Les autorités imposent des mesures de dépistage dans les transports et des provinces entières sont presque entièrement bouclée. Les conséquences économiques de l'épidémie devraient rapidement se faire sentir.

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Le coronavirus va impacter très fortement la consommation. « C’est le moteur sur lequel des autorités chinoises essaient de compenser la démondialisation et la guerre commerciale, avec non seulement les États-Unis, mais aussi la plupart des pays développés. Ça, c’est le premier impact », analyse l’économiste Jean-Joseph Boillot.

La deuxième conséquence, c’est « la démondialisation », poursuit ce spécialiste des grandes économies émergentes asiatiques. « C’est-à-dire, précise-t-il, la poursuite du choc commercial. Même qu’on signe un accord avec les États-Unis, il est évident que cela va avoir pour conséquence un contrôle très strict des exportations made in China vers le reste du monde. Le moteur de l’exportation devrait connaître une nouvelle baisse. »

Vers une croissance en baisse

Le troisième impact pourrait être lié à de probables « dépenses fortes d’investissements publics, non seulement pour compenser la baisse de la consommation des exportations, mais aussi pour faire face à cette épidémie. Et donc, on devrait connaître un rebond fort de l’endettement public ».

La Chine qui a péniblement atteint 7 % de croissance cette année devrait «  progressivement rejoindre le plateau des 4-5 %, que tout le monde, d’ailleurs, prévoit pour les années à venir », estime l’économiste.

À Wuhan, ville de l'automobile, véritable détroit de l'Empire du Milieu, il est désormais interdit de circuler en voiture depuis ce samedi. Cette cité de 11 millions d'habitants, épicentre de la crise sanitaire est placée en quarantaine.

Pour la métropole du centre de la Chine, c'est une véritable catastrophe économique : une dizaine de grandes usines d'assemblage y sont implantées, la production annuelle atteint deux millions de véhicules, sortis pour la plupart des usines des constructeurs français.

Le groupe tricolore Peugeot Citroën en a fait sa base avancée, il possède trois usines. Mais Renault assemble aussi des véhicules. Les grands équipementiers mondiaux dont les trois français Valéo, Plastic Omnium et Faurecia ,y sont également présents.

À Wuhan, la production de voiture se fait exclusivement dans le cadre de coentreprise avec Dongfeng, entreprise d'État, l'un des quatre grands fabricants chinois. Un géant industriel qui pour cause d'épidémie pourrait trébucher.

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