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Coronavirus: l'incertitude règne pour des millions de migrants chinois

Face au nouveau coronavirus, des dizaines de milliers de migrants chinois sont toujours dans l'incertitude concernant leur retour au travail.
Face au nouveau coronavirus, des dizaines de milliers de migrants chinois sont toujours dans l'incertitude concernant leur retour au travail. REUTERS/Thomas Peter

Des dizaines de millions de migrants chinois sont toujours dans l’incertitude concernant leur retour au travail. Bloqués dans leurs provinces en raison des restrictions de déplacement, ce sont parmi les plus touchés par l’épidémie de coronavirus.

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De notre correspondant à Pékin,

Pour Wu Qianlan, comme pour l’ensemble des travailleurs migrants chinois, le retour au pays natal pour les fêtes du Nouvel An lunaire ne devait pas être à sens unique. Mais cela fait un mois que cette employée de maison à Pékin est coincée à Wuhu dans la province de l’Anhui. Elle pourrait aujourd’hui retourner à la capitale, dit-elle, mais pour aussitôt être mise en quarantaine.

« Je suis une travailleuse indépendante, explique-t-elle. Quand je ne travaille pas, je ne gagne rien ! Si je rentre à Pékin, je devrais rester avec d’autres travailleurs en quarantaine. On nous demande 40 euros par jour pour la nourriture et le logement. Or, je dois aussi payer le loyer de mon petit appartement, grand comme une salle de bain. Mais le propriétaire dit que je n’ai pas l’autorisation d’y retourner ».

Un manque financier pour les travailleurs

Des mesures de confinementau retour, des barrages sur les routes, des propriétaires qui refusent d’accueillir les migrants... Sans parler des entreprises qui n’ont toujours pas repris le travail par peur du virus ou sur décision des autorités. Depuis un mois, les employés d’un chantier de construction d’habitation de l’entreprise publique de BTP China construction du district de Jianxia à Wuhan, n’ont pas perçu de salaire.

C’est le cas du père de Zhang Xuejiao : « Mon père est avec les autres dans des baraquements de chantier. Il y a de quoi faire la cuisine. Il a un permis pour aller faire des courses. Mais cela fait déjà un mois qu’ils n’ont rien perçu. Mon père gagne environ 25 euros par jour, pour 10 heures de travail. Il ne travaille plus depuis le 17 janvier, faites le calcul ! » C’est une grosse perte pour la famille, explique Zhang Xuejiao, précisant que les employés n'ont rien d'autre à faire pour tuer le temps que de se parler.

Un nombre de décès moins important

Le temps de l’épidémie est long, une éternité même sur le plan moral et financier pour ces travailleurs migrants. Un tiers seulement des travailleurs migrants est revenu de la campagne vers sa ville de travail.

En tout, 78 000 personnes ont été contaminées par le nouveau coronavirus en Chine continentale depuis l’apparition de la pneumonie virale en décembre dernier. Le pays dénombre 2 715 décès, dont 52 au cours des dernières vingt-quatre heures. Il s'agit du bilan le plus bas depuis trois semaines.

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