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Coronavirus: Xi Jinping juge que l’épidémie est «pratiquement jugulée» en Chine

Le président chinois Xi Jinping discute avec des habitants de Pékin le 10 février 2020.
Le président chinois Xi Jinping discute avec des habitants de Pékin le 10 février 2020. Xinhua via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Pour la première fois, le président chinois a effectué, ce mardi 10 mars au matin, une visite surprise à Wuhan, d’où est partie l’épidémie. Une épidémie qui semble être désormais contenue.

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Des cris de joie, des applaudissements, et un président chinois qui salue de la main les habitants de Wuhan confinés depuis six semaines derrière les fenêtres de leur appartement : c’est en libérateur des souffrances de la ville martyre du coronavirus que Xi Jinping a effectué cette première visite, relate notre correspondant en Chine, Stéphane Lagarde. Le président chinois aurait pu se rendre à Wuhan beaucoup plus tôt, au plus fort de la crise. Mais le maître de Pékin se voulait porteur de bonnes nouvelles.

« Les premiers résultats ont été obtenus en stabilisant la situation et en renversant la tendance à Wuhan et au Hubei », la province environnante, où quelque 56 millions d'habitants sont placés en quarantaine depuis fin janvier, a déclaré Xi Jinping, cité par l'agence officielle Chine nouvelle. « La propagation de l'épidémie est pratiquement jugulée. »

La venue du dirigeant chinois est intervenue après l'annonce, le jour même par le ministère de la Santé, de chiffres encourageants pour la Chine, avec seulement 19 nouvelles contaminations au cours des dernières 24 heures. 

Quatorze hôpitaux provisoires, construits pour faire face à l’afflux des patients pendant l’épidémie, ont fermé. Et les restrictions commencent à être levées pour les habitants considérés à « zéro risque dans la province », selon les autorités locales. 

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À bonne distance

Xi Jinping, masque turquoise sur le visage, est arrivé mardi matin à Wuhan, puis s'est rendu « dès sa descente d'avion » vers l'hôpital de Huoshenshan, celui qui avait été construit en 10 jours par une armée d'ouvriers, a indiqué la télévision CCTV. De très nombreux officiels habillés de mentaux sombres accompagnaient le chef de l’État qui a ensuite dialogué – à bonne distance – avec des malades et du personnel soignant par le biais d'une visioconférence, selon les images de CCTV.

Xi Jinping s'est également rendu dans un quartier résidentiel de Wuhan pour parler avec des habitants en quarantaine et des agents chargés d'appliquer les mesures de prévention.

La « meilleure » manière de gérer l'épidémie

Cette visite envoie deux messages forts, explique notre correspondante à Shanghai, Angélique Forget. Le premier s’adresse à la population chinoise : l’épidémie est sous contrôle, la vie peut et doit reprendre dans le pays. C’est une visite qui se veut rassurante.

D'autant que le numéro un chinois était très attendu sur place, souligne Jean-Pierre Cabestan, directeur du département de science politique de l’Université baptiste de Hong Kong, interrogé par RFI : « Les gens de Wuhan sont assez remontés contre la manière dont le pouvoir a géré la crise, rappelle le sinologue. Ils sont isolés, confinés chez eux depuis maintenant pratiquement deux mois. Donc, il était temps pour le président chinois de se rendre sur place. »

L’autre message s’adresse plutôt au reste du monde, et il est clair : les mesures drastiques de confinement prises par les autorités ont fini par payer. À l’heure où l’épidémie s’installe en Europe et s’y propage rapidement, Xi Jinping veut prouver aux démocraties occidentales que sa manière de gouverner est la plus efficace dans la lutte contre le coronavirus.

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