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Xinjiang: les sénateurs américains proposent une loi contre le travail forcé

Route bordée de drapeaux chinois, menant à un camps de rééducation présumé dans la banlieue de Hotan au Xinjiang, le 31 mai 2020.
Route bordée de drapeaux chinois, menant à un camps de rééducation présumé dans la banlieue de Hotan au Xinjiang, le 31 mai 2020. GREG BAKER / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Des témoignages, des photos satellites et des documents concordants le prouvent, selon des parlementaires américains : la Chine a recours au travail forcé dans les camps de rééducation au Xinjiang, cette province du Nord-Ouest chinois où près d'un million de membres de la minorité turcophone et musulmane des Ouïghours sont détenus contre leur gré au nom de la « lutte contre l’extrémisme islamiste ». Un texte de loi, proposé par un groupe de parlementaires républicains et démocrates, vise à interdire toute importation depuis cette région dans le but de dénoncer cette pratique.

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Des baskets, des T-shirts, des téléphones portables ou encore du thé produits au Xinjiang... autant de produits vendus aux États-Unis. Ils pourraient désormais rester bloqués aux douanes américaines, si la loi était adoptée. Le sénateur républicain Marco Rubio est l'un des auteurs de ce texte de loi cosigné avec des démocrates.

« Le travail forcé a déjà fait son entrée dans les chaînes industrielles américaines et mondiales, explique le sénateur. On le retrouve dans les cadeaux posés sous nos arbres de Noël, dans ceux que nous offrons aux anniversaires et dans beaucoup de produits que nous achetons quotidiennement. C'est inadmissible. Ce texte de loi contre le travail forcé des Ouïghours est donc important. Car dorénavant ce sera aux entreprises de prouver leur bonne foi. »

« Preuve claire et convaincainte »

Adidas, Nike, H&M et Coca-Cola... toutes ces marques sont accusées de profiter de la main-d'oeuvre bon marché des centaines de milliers d’Ouïghours et d’autres minorités musulmanes qui sont aujourd'hui détenus dans des camps de rééducation. La loi les obligerait à apporter « une preuve claire et convaincante » que leurs produits ne sont pas fabriqués grâce au travail forcé.

Un projet de loi dénoncé sans tarder par Pékin, qui demande à Washington de cesser d’utiliser la question des droits de l’homme pour s’ingérer dans les affaires intérieures de la Chine.

À lire aussi : Internement des Ouïghours: «Les documents sont sans appel, Pékin a menti»

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