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Coronavirus: un millionnaire chinois critique de Xi Jinping placé sous enquête

Le président chinois Xi Jinping lors d'un discours à Hong Kong, le 1er juillet 2017. (Image d'illustration)
Le président chinois Xi Jinping lors d'un discours à Hong Kong, le 1er juillet 2017. (Image d'illustration) Anthony WALLACE / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Disparu des radars depuis mars dernier après avoir dénoncé la réponse tardive du gouvernement chinois face à l'épidémie de coronavirus, l'ancien grand patron Ren Zhiqiang a été placé sous enquête, soupçonné de « violations graves de la discipline et de la loi » par la Commission d'inspection et de discipline du Parti communiste chinois.

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Les internautes chinois admiratifs l’appellent « Ren le canon ». L’ex-promoteur immobilier n’avait en effet pas peur de tirer à boulets rouges sur le Parti communiste dont il est pourtant un des membres.

Figure critique au sein des sphères économiques, il avait disparu des radars en mars, peu de temps après avoir publié un article acerbe fustigeant la réponse des autorités à l'épidémie de Covid-19, apparu fin 2019 dans la métropole de Wuhan.

Dans ce texte, partagé largement sur les réseaux sociaux en février dernier et supprimé depuis, Ren Zhiqiang traite le président chinois Xi Jinping de « clown nu, déterminé à apparaître comme un empereur ». Il y fustige les retards pris dans la gestion de l’épidémie du coronavirus. Pour lui, les médias – muselés – n’ont pas pu alerter l’opinion publique, et les lanceurs d’alerte, comme le docteur Li Wenliang, ont été forcés de se taire dans l'unique but de protéger les intérêts du parti et de ses hauts dirigeants.

Se croyait-il intouchable ? C’est possible, car Ren Zhiqiang, âgé de 69 ans, fils de l’aristocratie rouge, fait partie du sérail. Son père, qui a participé à la révolution, était haut fonctionnaire, tout comme celui du président Xi Jinping d'ailleurs.

Pourtant, déjà en 2016, l’ancien grand patron et célèbre blogueur avec ses 37 millions d’abonnés, avait eu des ennuis. À l’époque, il avait critiqué la mainmise sur les médias d'État, réduits à diffuser de la propagande à la gloire du président.

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