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Ramadan: à cause du coronavirus, la Malaisie songe à reporter l'Aïd à fin décembre

Tests de dépistage du coronavirus dans un centre de fortune, à Kuala Lumpur, en Malaisie, le 18 avril 2020.
Tests de dépistage du coronavirus dans un centre de fortune, à Kuala Lumpur, en Malaisie, le 18 avril 2020. REUTERS/Lim Huey Teng

C'est une décision radicale qui tâcherait d'endiguer une situation tout aussi exceptionnelle. Alors que les rites habituels du ramadan ne sont pas compatibles avec les mesures prises contre la propagation du coronavirus, la Malaisie songe à reporter l'Aïd à fin décembre.

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De notre correspondante à Kuala Lumpur,

Les Malaisiens l’appelle le « balik kampung » : le retour au village. Chaque année, la fin du mois de jeûne du ramadan amène immanquablement une désertion des villes pour retrouver le village de ses ancêtres et fêter l’aïd dans les campagnes. Une migration annuelle si populaire que même les plus de 40% de non musulmans que comptent le pays l’observent chaque année.

Car si la Malaisie est un Etat musulman, le caractère multi-ethnique de sa population l’a amenée à considérer comme jours fériés les fêtes musulmanes, mais aussi hindoues, bouddhistes et chrétiennes que tout citoyen honore à sa façon.

Afin de ne pas risquer de générer une seconde vague d’épidémie alors que le pays a connu le 20 avril son premier jour sans aucun mort dû au coronavirus, le pays semble avoir trouvé la solution. Repousser les jours fériés de l’Aïd à la fin de l’année. Cette idée étonnante ne sort pas de nulle part, l’Indonésie voisine l’a déjà proposé début avril.

Jusque-là, les Malaisiens se sont montrés très respectueux du confinement, notamment du fait d’une police très zélée dans les sanctions qu’elle délivre à ceux qui dérogent aux règles.

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