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Confinement: en Indonésie, les fantômes appelés à la rescousse

Des volontaires prêtent main-forte aux municipalités pour effrayer la population, ici à l'entrée du village de Kepuh, dans le centre de l'île de Java, le 1er avril 2020.
Des volontaires prêtent main-forte aux municipalités pour effrayer la population, ici à l'entrée du village de Kepuh, dans le centre de l'île de Java, le 1er avril 2020. REUTERS

En Indonésie, tous les moyens sont bons pour tâcher d’endiguer l’épidémie de coronavirus, même l’évocation de forces surnaturelles. Ainsi des bénévoles déguisés en « pocong » effraient la population afin de les inciter à respecter les règles du confinement.

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Avec notre correspondante régionale à Kuala Lumpur,

L’Indonésie a beau être un pays à majorité musulmane, la galerie de fantômes présente dans sa culture avant l’islamisation est toujours très vivace et efficace quand il s’agit d’effrayer les populations pour les inciter à rester chez elles.

La première municipalité à avoir utilisé cette technique en Indonésie est un village du centre de l’île de Java : une patrouille de « pocong », des fantômes qui incarnent les âmes errantes des défunts effraient les villageois avec la bénédiction et l’aide de la mairie comme de la police. Enveloppé dans un drap pâle, le visage grimé de blanc, leur apparence fait déguerpir tous les passants petits ou grands.

Autre initiative du même genre : celle de l’équivalent d’une préfète qui a fait passer un décret permettant d’enfermer dans les maisons considérées comme hantées tous ceux qui transgressent aux règles de distanciation sociale.

Avec seulement trois lits de soins intensifs pour 100 000 habitants, faire feu de tout bois pour ralentir la courbe de l’épidémie paraît plus que jamais primordiale.

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