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Le groupe État islamique revendique les deux attaques menées en Afghanistan

Les forces de sécurité afghanes montent la garde à l'extérieur de l'hôpital visé par une une attaque, à Kaboul le 12 mai 2020.
Les forces de sécurité afghanes montent la garde à l'extérieur de l'hôpital visé par une une attaque, à Kaboul le 12 mai 2020. REUTERS/Mohammad Ismail
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L’Afghanistan fait face à une recrudescence des violences depuis plusieurs semaines, comme en témoignent les deux attaques qui ont endeuillé le pays mardi, faisant près de 40 morts et des dizaines de blessés.

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Avec notre correspondante à Kaboul, Sonia Ghezali

Deux attaques meurtrières ont été mené mardi en Afghanistan : l’une par trois hommes lourdement armés contre un hôpital dans l’ouest de Kaboul a fait 15 morts (toutes des femmes se trouvant dans la maternité soutenue par MSF) et 16 blessés ; l’autre menée par un kamikaze qui a fait exploser sa charge lors des funérailles d’un commandant de police local dans l’est du pays, tuant 24 personnes et en blessant 68 autres.

Perte d’influence

La dernière attaque en date revendiquée par le groupe État islamique en Afghanistan jusqu’à mardi remonte au mois de mars. Vingt-cinq personnes avaient été tuées dans l’attaque d’un temple hindou-sikh de la capitale afghane.

Sur le terrain, le groupe terroriste a pourtant perdu de son influence après avoir subi plusieurs revers dans son bastion, le Nangarhar. C’est dans cette province de l’est du pays, frontalière du Pakistan, que le groupe a fait son incursion fin 2014.

Les offensives répétées des talibans défendant leur territoire, et des forces de sécurité afghanes, soutenues par les forces étrangères, ont fortement affecté les rangs de la branche afghane de l’organisation EI en Afghanistan. Mais celle-ci n’a pas pour autant perdu sa capacité à mener des attaques meurtrières dans le pays.

La violence en hausse malgré l’accord de paix

Les attaques de mardi matin rappellent que l’Afghanistan est plongé dans une guerre aux multiples fronts. Les talibans n’ont de leur cotés pas renoncé au combat malgré la signature d’un accord avec les Américains le 29 février dernier. Depuis, la violence a augmenté.

Le mois de mars a été particulièrement violent avec en moyenne 50 attaques menées chaque jour contre les forces de sécurité afghane. Les insurgés maintiennent la pression alors que des négociations intra-afghane n’ont toujours pas commencé

 

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