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Coronavirus: en dépit des études critiques, l’Inde recommande l'hydroxychloroquine

Un médecin dans une chambre de protection utilise un écouvillon sur un patient pour tester une éventuelle infection au coronavirus, dans un kiosque sans rendez-vous (WISK) nouvellement installé dans un hôpital public à Chennai, en Inde, le 13 avril.
Un médecin dans une chambre de protection utilise un écouvillon sur un patient pour tester une éventuelle infection au coronavirus, dans un kiosque sans rendez-vous (WISK) nouvellement installé dans un hôpital public à Chennai, en Inde, le 13 avril. REUTERS/P. Ravikumar
Texte par : RFI Suivre
2 min

Au lendemain de la publication d’une étude mondiale montrant l’inefficacité et la dangerosité de la chloroquine dans le traitement du Covid-19, le Conseil indien de la recherche médicale a fait des recommandations inverses.

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Avec notre correspondant en Inde, Côme Bastin

C'est une drôle de coïncidence. Vendredi 22 mai, le journal scientifique The Lancet publie une des plus grandes études mondiales jamais réalisées sur l'hydroxychloroquine, montrant son inefficacité et sa dangerosité dans le traitement du Covid-19, dans le sillage d'autres publications, de moindre envergure, aboutissant à des conclusions simlaires.

Le lendemain, le Conseil indien de la recherche médicale accrédite lui son efficacité. Samedi 23 mai, le plus haut organe scientifique indien a en effet validé l'emploi de la molécule comme traitement préventif du virus. Il a même recommandé d’en augmenter l’utilisation et de l’administrer à tout le personnel soignant ainsi qu'aux forces de police.

Controverse scientifique

Cette décision, à rebours des tendances mondiales, a surpris de nombreux scientifiques. « L’étude de The Lancet montre, sans l’ombre d’un doute, que l'hydroxychloroquine fait plus de mal que de bien. Ils veulent rassurer la population, mais cela peut être dangereux ! Cette molécule augmente les chances de mourir du virus et les complications cardiaques », estime le docteur Shriprakash Kalantri, directeur du Mahatma Gandhi Institute of Medical Science, dans le Maharashtra.

De plus, les trois études citées par le Conseil indien et sur lesquelles il base ses recommandations n’ont pas été publiées et portent sur un très faible échantillon de malades, regrette le médecin.

L’Inde, principal producteur du médicament, a déjà fourni 446 millions de comprimés d’hydroxychloroquine à 33 pays et prévoit d’augmenter sa production dans les mois à venir.

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