Accéder au contenu principal
Reportage

Inde: le docteur Naqvi, un kiné à l’épreuve du coronavirus

Saif Hassan Naqvi, kiné-ostéopathe du sud de New Delhi, a repris sa pratique équipé d’une combinaison intégrale.
Saif Hassan Naqvi, kiné-ostéopathe du sud de New Delhi, a repris sa pratique équipé d’une combinaison intégrale. RFI/Sébastien Farcis

New Delhi a commencé son déconfinement, la plupart des transports en commun fonctionnent à nouveau, ainsi que l’essentiel des commerces, mais certaines professions sont bien plus exposées. C'est le cas des kinésithérapeutes qui doivent manipuler le corps de leur patient. Certains ont repris le travail, mais parfois habillés d’un équipement intégral et sous la condition de mesures d’hygiène draconiennes.

Publicité

Avec notre correspondant à New Delhi,

Le docteur Saif Hassan Naqvi est kiné-osthéopathe dans le sud de New Delhi, mais depuis une semaine, il ressemble plutôt à un cosmonaute. Il porte la combinaison intégrale bleue utilisée par les docteurs traitant les patients du Covid-19, ainsi qu’une visière et des gants.

« Ces combinaisons sont trop petites pour moi, dit-il. Au début, je m’écroulais de fatigue en fin de journée. Maintenant, je mets le ventilateur et la climatisation, cela aide. Le plus important, c’est que les gants sont assez fins pour que je sente bien les artères et les nerfs des patients. »

« Nous lui faisons confiance »

Après chaque client, le médecin passe 15 minutes à asperger la pièce ainsi que sa combinaison de désinfectant, et change ses gants. De quoi rassurer ce patient, un joueur professionnel de cricket : « Tout le monde a peur dans cette situation. Mais il prend tellement de précautions que nous lui faisons confiance. »

Le docteur Naqvi reçoit cinq fois moins de patients qu’avant, mais pour lui, il est essentiel de revenir au travail : « Ce virus ne va pas partir dans un mois. Cela va prendre de 3 à 6 mois avant que nous soyons tous immunisés. Donc il ne faut pas avoir peur de sortir. Nous devons apprendre à vivre avec ce virus ».

Dans sa clinique, il est pour l’instant le seul à avoir redémarré son activité.

► À lire aussi : Coronavirus, l’Inde résiste malgré tout

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.