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La Malaisie prépare l'expulsion massive de sans-papiers, en pleine crise sanitaire

Une Birmane de l'ethnie rohingya à Kuala Lumpur, le 18 mai.
Une Birmane de l'ethnie rohingya à Kuala Lumpur, le 18 mai. REUTERS/Lim Huey Teng

En Malaisie, les travailleurs migrants, qui vivent souvent dans une grande promiscuité, attisent le ressentiment d’un pays sous confinement depuis le 18 mars dernier. Après une série d’arrestations massives et des centres de détention de plus en plus peuplés où trois foyers de l’épidémie ont été déclarés, la Malaisie planifie désormais l'expulsion de ces travailleurs migrants vers leurs pays d’origine, et demande pour cela l’aide de leur gouvernement respectif.

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Avec notre correspondante à Kuala Lumpur,

« Aidez nous à expulser les travailleurs sans-papiers de vos pays ». Voici le message qu’a envoyé la Malaisie à plusieurs pays d’Asie du Sud. Alors que les frontières sont encore fermées, que la pandémie n’est toujours pas sous contrôle dans la région, et que trois centres de détention de l'immigration sont devenus des clusters, la Malaisie persiste dans sa politique répressive.

Depuis un mois, près de 2000 travailleurs migrants ont été arrêtés, et près de 400 ont ensuite été déclarés positifs au coronavirus en détention. Afin de ne pas ternir son bilan de la gestion de l’épidémie, jusque-là jugée exemplaire, la Malaisie s’est alors empressée de pratiquer près de 4000 tests au près de cette population incarcérée.

Mais, pandémie ou non, pas question non plus pour le pays de temporiser trop longuement Ainsi, après ces tests massifs certains migrants seront expulsés vers leur pays dès le 6 juin. Près de 4800 Indonésiens commenceront alors à partir, à condition, assure leur pays, qu’ils soient encore une fois testés négatif au Covid-19. Les Népalais et Bangladais suivront ensuite, avec la coopération de leur pays.

Les autres nations n’ont pour l’instant pas encore exprimé leur position. La situation de la Birmanie risque notamment de poser question suite à un précédent : mi-mai 400 migrants avait déjà été rapatriés à Rangoon pour faire plus de place dans les centres de détention, assure un diplomate birman, et de retour au pays, cinq s'étaient révélés positifs.

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