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Thaïlande: un plan pour relancer une économie mise à mal par le coronavirus

Une famille thaï dans le parc de Lumpini après sa réouverture, le 31 mai 2020.
Une famille thaï dans le parc de Lumpini après sa réouverture, le 31 mai 2020. Romeo GACAD / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le gouvernement thaïlandais vient de voter un immense plan de relance de plus de 50 milliards d’euros pour relever une économie mise à mal par l’arrêt du tourisme lié à l’épidémie de coronavirus.

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C’est un emprunt, voté quasi à l’unanimité par les députés, que va contracter le gouvernement thaïlandais pour financer son plan de relance exceptionnel de plus de 50 milliards d’euros.

L’argent sera reversé en priorité aux secteurs les plus affectés, rapporte notre correspondante à Bangkok, Carole Isoux : plus de quinze milliards d’euros aux travailleurs informels, vendeurs de rue, employés des salons de massage et de bars qui eux n’ont pas toujours rouvert leurs portes. Priorité aussi aux agriculteurs en les encourageant à se moderniser et à se diversifier.

Le plan de relance prévoit également un fonds pour stabiliser les marchés et stimuler le pouvoir d'achat, ainsi qu’un milliard d’euros pour le secteur de la santé, a déclaré le gouvernement, sans donner plus de détails sur la manière dont l'argent sera dépensé.

Le tourisme domestique comme levier

Mais surtout, il prévoit un vaste plan de relance du tourisme en mettant l’accent sur le tourisme domestique : moins 50% sur les hôtels en juillet pour les Thaïlandais qui veulent visiter leur pays.

Pour Top Jirayub, le jeune patron d’une start-up spécialisée dans les services à l’hôtellerie, ces aides sont dérisoires par rapport aux énormes investissements structurels et technologiques nécessaires à un secteur qui doit complètement se réinventer. Les propriétaires d’hôtels vont devoir s’adapter. Ils doivent investir dans des technologies « sans contact », les systèmes de check-in sur les téléphones ou dans le cloud pour éviter les rassemblements à la réception.

Avec des prévisions d’une contraction autour de 6% du PIB pour l’année prochaine, les observateurs craignent une vague de chômage et de pauvreté aux lourdes conséquences humaines.

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