Accéder au contenu principal

En Afghanistan, la pandémie de coronavirus ne faiblit pas

Un volontaire distribue des masques pour lutter contre l'épidémie de coronavirus à Herat en Afghanistan, le 26 février 2020.
Un volontaire distribue des masques pour lutter contre l'épidémie de coronavirus à Herat en Afghanistan, le 26 février 2020. HOSHANG HASHIMI / AFP
3 mn

Le dernier bilan de la pandémie de Covid-19 en Afghanistan fait état de 20 342 personnes contaminées et 327 morts. La propagation du virus s’accélère dans le pays en guerre depuis 4 décennies. Samedi 6 juin, 791 nouveaux cas ont été enregistrés au cours des précédentes 24h.

Publicité

De notre correspondante régionale à Islamabad,

« On s'attend à une catastrophe », a averti le gouverneur de Kaboul qui estime qu’un million de personnes pourraient être touchées par le coronavirus. Celui-ci a récemment fait part de sa vive inquiétude face aux hôpitaux débordés de la capitale. « Nous n'aurons bientôt plus aucune capacité d'accueil » a fait savoir le ministre de la Santé afghan. La situation est alarmante.

►À lire: Covid-19: quel impact sur les zones de conflits ?

Selon une étude réalisée il y a deux mois, un habitant de Kaboul sur trois était contaminé. Le pic de la pandémie était attendu pour la mi-mai, mais le nombre de personnes contaminées ne fait qu’augmenter. Certains Kabouliens présentant les symptômes ne peuvent pas être testés, faute d'un manque de tests. « Le pays n'a les moyens de tester que de 10 à 20% des personnes soupçonnées d'avoir attrapé le virus », ont reconnu les autorités afghanes.

« Ce virus n’existe pas »

Dans les rues de la capitale, peu de personnes portent un masque. Le confinement imposé par les autorités n’est d’ailleurs pas respecté et les marchés sont bondés. Sur les trottoirs et dans les échoppes, personne ne respecte la distanciation physique. « Ce virus n’existe pas », lâchent même certains badauds.

Le coronavirus a clairement ouvert un second front en Afghanistan où la guerre continue de faire rage. Les talibans ne relâchent pas la pression sur le terrain malgré l’accord de Doha, alors que le groupe État islamique a dernièrement multiplié les attaques dans la capitale.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.