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Séoul poursuit en justice des ONG sud-coréennes anti-Pyongyang

Lâcher de tracts hostiles au régime nord-coréen, dispersés à l'aide de ballons dans la zone frontalière, le 10 octobre 2014. À l'époque, cela avait déclenché un échange de tirs de mitrailleuse de part et d'autre de la frontière des deux Corées.
Lâcher de tracts hostiles au régime nord-coréen, dispersés à l'aide de ballons dans la zone frontalière, le 10 octobre 2014. À l'époque, cela avait déclenché un échange de tirs de mitrailleuse de part et d'autre de la frontière des deux Corées. REUTERS/Lim Byung-sik/Yonhap
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Alors que la Corée du Nord a coupé mardi 9 juin toute les lignes de communications avec le Sud et multiplie les insultes visant Séoul, les autorités sud-coréennes ont pris une décision controversée : elles ont décidé d’attaquer en justice deux ONG anti-Pyongyang, qui envoient régulièrement par-dessus la frontière des tracts qui attaquent au vitriol le régime de Kim Jong-un. Une décision critiquée, et qui ne semble pas suffire à apaiser le Nord.

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Avec notre correspondant à Séoul,  Frédéric Ojardias

Le gouvernement sud-coréen a annoncé hier qu’il portait plainte et qu’il fera interdire deux associations de transfuges nord-coréens. Le 31 mai, ces deux ONG ont envoyé par ballon, par-dessus la frontière, des dollars, des clés USB, et surtout 500 000 tracts critiquant le régime des Kim.

Lundi, elles ont aussi tenté d’envoyer au Nord du riz et des tracts dans des bouteilles en plastique emmenées par les courants marins, avant d’être arrêtées par les riverains inquiets de possibles représailles nord-coréennes. Des actions qui provoquent la fureur de Pyongyang, qui a qualifié ces transfuges de « traîtres et des déchets humains » et la Corée du Sud d'« ennemi ». 

De son côté, Séoul accuse ces deux ONG d’avoir « mis en danger la sécurité des personnes vivant près de la frontière » et s'appuie sur une loi qui interdit tout envoi de marchandises au Nord sans autorisation expresse du gouvernement.

Mais sa décision de les attaquer en justice est désastreuse en termes d’image : la Corée du Sud, pays libre et démocratique, donne l’impression de céder aux exigences du régime dictatorial nord-coréen.

D’autant plus que ces envois de tracts ne sont pas nouveaux : ils sont régulièrement organisés depuis des années. Le régime semble avoir décidé de s’en servir comme prétexte pour faire pression sur le Sud et unir sa population contre un ennemi commun.

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