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Coronavirus en Indonésie: la police confrontée au «vol» des corps de victimes

Des policiers indonésiens sécurisent la morgue de l'hôpital Stella Maris à Makassar, à Sulawesi Sud, face à la foule désireuse de récupérer les dépouilles de leurs parents sans respecter le protocole contre le coronavirus.
Des policiers indonésiens sécurisent la morgue de l'hôpital Stella Maris à Makassar, à Sulawesi Sud, face à la foule désireuse de récupérer les dépouilles de leurs parents sans respecter le protocole contre le coronavirus. RUSDI / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les autorités indonésiennes ont décidé de renforcer la sécurité dans les morgues après une série d'incidents. Trente trois personnes ont été arrêtées dans l'ensemble du pays pour avoir subtilisé les dépouilles de leurs proches afin de les enterrer selon les rites traditionnels.

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Depuis le début de la pandémie, l'Indonésie respecte un protocole sanitaire très strict. Les cadavres des patients morts du Covid-19 doivent être enveloppés de film plastique sans que leurs proches ne puissent les voir ni les toucher, et mis en terre le plus vite possible.

Pour les familles, c'est un crève-cœur et une pratique inhumaine. Car dans la tradition musulmane, il faut ôter les habits du défunt et laver son corps entièrement afin de le débarrasser des tâches et des souillures qui peuvent l'altérer, rappelle Vincent Souriau, journaliste au service international de RFI. Dans les cimetières, les familles sont souvent pressées de faire leurs adieux à la va-vite et n'ont parfois pas le temps pour leurs dévotions.

Plusieurs hôpitaux pris d'assaut

Des rumeurs rapportant que certains défunts devant être enterrés rapidement n'étaient pas morts de la maladie Covid-19 ont exacerbé les tensions. Voilà pourquoi plusieurs hôpitaux de Makassar, le chef-lieu des Célèbes, ont été pris d'assaut cette semaine par des habitants venus récupérer de force les dépouilles de leurs parents tués par le coronavirus.

Plusieurs incidents similaires ont été signalés à Surabaya, la deuxième ville d'Indonésie, et près de Jakarta, la capitale du pays. Les personnes interpellées risquent jusqu'à 7 ans de prison pour avoir violer les règles de quarantaine.

L'épidémie, elle, n'est toujours pas maîtrisée. À ce jour, selon les chiffres officiels, l'Indonésie répertorie plus de 36 000 contaminations et plus de 2 000 morts dus à la maladie. Un chiffre sans doute largement sous-estimé, selon les scientifiques, alors que le pays a l'un des taux de tests les plus bas au monde.

(Avec AFP)

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