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Après les affrontements meurtriers avec la Chine, les appels au boycott se multiplient en Inde

Marche de protestation à New Delhi contre la Chine, le 19 juin 2020.
Marche de protestation à New Delhi contre la Chine, le 19 juin 2020. REUTERS/Anushree Fadnavis

En Inde, si une réponse militaire à l’accrochage du 15 juin dernier - le plus meurtrier depuis 53 ans avec la Chine - est peu probable pour l’instant, beaucoup appellent à un boycott économique des produits chinois. Cela serait réalisable, mais couteux pour le pays.

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De notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis

Après les affrontements entre les armées indiennes et chinoises à leur frontière du Ladakh, dans l’Himalaya, la réponse indienne se fait sentir. La confédération des commerçants indiens a lancé l’assaut : elle appelle le gouvernement à boycotter 3 000 produits différents importés de Chine.

Ce boycott aurait deux avantages selon elle : « Respecter la colère des indiens blessés par l’attaque chinoise et empêcher les Chinois de capturer le marché indien ».

À lire: Périlleux face-à-face entre l’Inde et la Chine dans la région himalayenne du Ladakh

Seulement, 15% des importations indiennes viennent de Chine et c’est bien ce qui rend ce boycott compliqué. Par exemple, des téléphones indiens existent mais ils sont plus chers et moins performants que ceux venus de Chine, qui dominent le marché indien. Et alors que le chômage de masse frappe l’Inde à cause de la crise sanitaire due au Covid-19, la transition serait difficile.

Autrement, beaucoup appellent plutôt à des mesures symboliques comme le retrait du fabricant de mobile Vivo comme sponsor officiel de la League de cricket, un contrat d’une valeur de 245 millions d’euros pour 5 ans. De son côté, le Conseil national du cricket a déjà annoncé qu’il n’engagerait pas d’entreprise chinoise pour rénover ses infrastructures.

En attendant - et ironie de l’histoire - certains programmes de télévision appelant au boycott sont eux-mêmes sponsorisées par des fabricants chinois de téléphones.

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