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Le transport ferroviaire indien s'ouvre à la concurrence

Un train en gare de Bombay, le 15 juin 2020.
Un train en gare de Bombay, le 15 juin 2020. REUTERS/Francis Mascarenhas
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le gouvernement indien vient d’annoncer l’ouverture de son réseau ferroviaire aux opérateurs privés. Une initiative destinée à moderniser l’un des plus vieux réseaux d’Asie, construit par les Britanniques. C'est aussi une offre très attrayante pour les entreprises privées.

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Avec notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis  

Près de 123 000 km, c’est la longueur du réseau ferroviaire indien, le quatrième plus grand du monde. Il est emprunté par 23 millions de passagers par jour, ce qui est 20 fois plus que le trafic aérien du pays. Le marché est donc attrayant pour les compagnies privées, surtout que beaucoup de trains sont vétustes, voire insalubres.

Le gouvernement veut déléguer l’exploitation de 5% des lignes à ces opérateurs privés, soit 109 trajets aller-retour, à partir de 2023. Conditions : 95% de ces trains devront être ponctuels, ce qui est rarement le cas aujourd’hui, et la majorité des wagons devront être fabriqués en Inde. Les conducteurs et les personnels de maintenance, eux, seront toujours employés par la compagnie publique.

Craintes de l'opposition

Le gouvernement espère retirer 3,5 milliards d’euros de cette délégation de service public. Une rentrée d’argent cruciale alors que le déficit de l’État explose à cause de la crise économique provoquée par le confinement mondial.

L’opposition politique dénonce toutefois cette approche comptable, et craint que cette privatisation partielle ne fasse augmenter le prix du train considéré en Inde comme le « transport du pauvre ».  

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