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Xu Zhangrun, universitaire chinois et opposant de Xi Jinping, interpellé à Pékin

Le président chinois Xi Jinping lors de l'anniversaire de la fondation du Parti Communiste Chinois à Pékin (image d'illustration)
Le président chinois Xi Jinping lors de l'anniversaire de la fondation du Parti Communiste Chinois à Pékin (image d'illustration) REUTERS/Thomas Peter
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Ce lundi 6 juillet, Xu Zhangrun a été arrêté à son domicile de Pékin. Depuis deux ans, ce professeur de droit était l’un des derniers opposants au régime chinois à s’exprimer publiquement dans des lettres ouvertes visant particulièrement le président chinois.

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Avec notre correspondant à Pékin, Zhifan Liu

Xu Zhangrun était un peu le dernier des Mohicans, la dernière voix dissonante au sein d’un régime chinois de plus en plus autoritaire. Mais ce matin, l’intellectuel a été arrêté chez lui, dans une opération policière qui a mobilisé pas moins de 20 officiers. Un dispositif important, proportionnel à la stature de Xu.

Depuis deux ans, il est le plus critique des opposants chinois. En pleine épidémie de coronavirus en février, il dénonce l’opacité des autorités chinoises dans la gestion de la crise sanitaire, au lendemain de la mort de Li Wenliang, docteur-lanceur d’alerte qui avait ému la population chinoise. Dans la foulée, il est assigné à résidence dans la banlieue de Pékin.

Déjà suspendu de son université

À l’été 2018, alors qu’il est professeur de droit à la prestigieuse université de Tshinghua, l’universitaire publie une lettre ouverte pointant la dérive autoritaire du gouvernement chinois. Quelques mois plus tôt, Xi Jinping vient de supprimer la limite de deux mandats présidentiels, s’offrant de fait une présidence à vie. Conséquence, il est suspendu par sa faculté et fait l’objet d’une enquête interne.

Cette arrestation intervient alors que les espaces d’expression se sont réduits comme peau de chagrin depuis l’arrivée de Xi Jinping au pouvoir en 2012. La menace de répression de toute voix critique et la mise au pas du milieu intellectuel plane également sur Hong Kong, après le vote d’une nouvelle loi de sécurité nationale le 30 juin.

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