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Retraits de troupes en trompe-l'oeil pour l'Inde et la Chine dans l'Himalaya

La région himalayenne du Ladakh.
La région himalayenne du Ladakh. Ashik Gowdar pour RFI

La Chine et l’Inde seraient en phase de désescalade militaire, à leur frontière contestée du Ladakh, dans l’Himalaya. C’est en tout cas ce qu’affirment les autorités indiennes, après des discussions entre les chefs de sécurité nationale des deux bords. Les deux armées les plus puissantes d’Asie ont eu plusieurs accrochages depuis deux mois, dont l’un a entraîné la mort de dizaines de soldats des deux bords, le plus meurtrier depuis un demi siècle. Toutefois, il faudra du temps avant de parler de réelle accalmie.

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Avec notre correspondant régional,

L’armée indienne affirme que les Chinois ont retiré 300 soldats à 1,5 km de distance du point de patrouille 14, dans la vallée de Galwan. Le lieu de l’affrontement meurtrier entre les deux armées, le 15 juin dernier. New Delhi soutient que leurs tentes et structures ont aussi commencé à être démantelées. Cela arriverait trois jours après la visite très médiatisée du Premier ministre dans la zone.

Le problème, c’est qu'un tel retrait n’est pas visible, explique Abhijit Iyer Mitra, analyste militaire pour le Institute of peace and conflict studies (IPCS): « Les images satellite de ce mardi matin ne montrent aucun retrait. Tous les militaires mentent, donc tant que je ne vois pas de mouvement sur le terrain, je considère qu’il n’y a pas de retrait. De plus, un retrait n’est pas la solution en soi. Quels sont les protocoles que vous allez mettre en place pour éviter que l’affrontement de Galwan arrive de nouveau ? »

Ce que montrent les images, par contre, c’est que les Chinois ont déployé des renforts dans cette zone frontalière contestée de l’Himalaya, entre 10 et 12 000 soldats près de la frontière, et 5000 autres à 200 km de distance, en plus d’une quarantaine d’avions de chasse.

Et les Indiens font de même. Ceci indique que, même si un léger retrait peut arriver à Galwan pour éviter des accrochages, les armées demeurent sur le pied de guerre.

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