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Amnesty International accuse l'armée birmane de crimes de guerre

Des familles ayant fui le conflit entre la rébellion de l'Arakan Army et l'armée birmane, le 29 juin 2020. Cette dernière a brûlé des villages accusés d'aider la rébellion.
Des familles ayant fui le conflit entre la rébellion de l'Arakan Army et l'armée birmane, le 29 juin 2020. Cette dernière a brûlé des villages accusés d'aider la rébellion. AFP Photo
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L’armée birmane est encore accusée de graves violations des droits humains. L'ONG Amnesty International dénonce ce mercredi 8 juillet les frappes aériennes des militaires birmans qui ont tué des civils dans l’ouest du pays. Dans cette région, l’armée se bat face à une rébellion et les combats s’intensifient depuis un an et demi.

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Avec notre correspondant à Rangoun, Sarah Bakaloglou

Des familles dont des enfants ont été tués dans des frappes aériennes de l’armée birmane ; des civils accusés de soutenir la rébellion locale arrêtés et torturés ; des villages incendiés comme le montrent des images satellites. Les violations des droits de l’homme commises par l’armée birmane s’apparentent à des crimes de guerre, dénonce Amnesty International.

L’État de l’Arakan et le sud de l’État Chin sont tous les deux en proie au conflit entre l’armée et la rébellion de l’Arakan Army, une rébellion ethnique. Un conflit qui ne cesse de s’aggraver depuis début 2019. Depuis l’intensification du conflit, des dizaines de milliers de civils ont dû prendre la fuite.

►À écouter aussi : Grand reportage - Dans l’ouest de la Birmanie, le soutien à la rébellion grandit

Une impunité de l'armée totale depuis 2017

Comme le souligne l’ONG de défense des droits de l’homme, « tandis que les autorités incitent les gens à rester chez eux pour stopper la propagation du Covid-19, l’armée incendie des maisons et tue des civils ». De plus, Internet reste coupé par le gouvernement à plusieurs endroits, rendant la prévention de l’épidémie très difficile.

Dans une région où l’armée birmane a été accusée de nettoyage ethnique contre la minorité des Rohingyas en 2017, l’impunité des militaires continuent selon Amnesty International. La Birmanie est actuellement accusée de génocide contre cette minorité musulmane devant la Cour internationale de justice.

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